Découvrez “Transporteurs de barges sur la Volga” par Ilya Repin

Livres bilinguesRead in EnglishContactez-nous
Littérature américaineLittérature françaiseLittérature russe

“Transporteurs de barges sur la Volga” est un tableau culte du grand peintre russe Ilya Efimovich Repin. La taille de la toile principale est de 62 cm sur 97 cm et est exposée dans la galerie Tretiakov. Le tableau a été créé dans la période 1870-1873 et a suscité des éloges internationalles pour sa représentation réaliste des difficultés des travailleurs. Les historiens de l’art définissent le genre de cette peinture comme du naturalisme avec des éléments de réalisme critique.

L’un des conflits de Repin était sa réticence à prêcher et à exprimer toute moralisation avec ses œuvres. Il a essayé de suivre les idées de l’art pur en ayant à la fois sa position civique et l’a inconditionnellement véhiculée dans ses œuvres. Les Barge Haulers sur la Volga sont dépourvus de moralisation et démontrent l’histoire humaine, d’une part, mais aussi, pour ainsi dire, repoussent les histoires de ces personnes à l’arrière-plan, exposant le nerf du travail des esclaves et de la division de classe.

“Transporteurs de barges sur la Volga” par Ilya Repin

L’idée de la peinture est venue à Ilyia Repine en 1869 lorsqu’il a vu des transporteurs de barges sur la Neva et a été marqué par leur apparence sévère et épuisée. Ce sont des ouvriers du navire dont les tâches comprenaient tout ce qui concernait le navire et la cargaison, comme le chargement et le déchargement des marchandises, le retrait d’un navire lourd des hauts-fonds, la fermeture de trous, le renflouement de l’eau. Le transport de barge par les transporteurs a été officiellement interdit en 1929, et avant la révolution russe, on pouvait encore trouver des transporteurs par barge sur les petites rivières et les sections infranchissables des grands fleuves.

En mai 1870, Ilya se rendit sur la Volga où il fit la connaissance étroite des transporteurs de barges et dessina de nombreux croquis de personnages et de paysages. La même année, Ilya Repin a réalisé des croquis de la composition représentant deux solutions, différant principalement par le sens de déplacement du gang des barges.

Transporteurs de chalands sur la Neva. 
Une des premières esquisses

Été 1872, Repin retourna sur la Volga dans le village de Shiryaevo près de Samara et réécrivit l’image tout en conservant sa composition.

On croit souvent que Repin a écrit ses transporteurs de barges comme illustration d’un poème de Nikolai Alekseevitch Nekrasov, mais la vérité est que Repin n’a eu connaissance de ce poème que 2 ans après avoir terminé sa toile et n’était pas d’accord avec le poème.

La principale différence entre les «transporteurs de barges» de Repin et d’autres peintures de transporteurs de barges est que dans d’autres peintures, ils sont représentés comme une masse sombre, des gens aux visages indiscernables, semblables les uns aux autres, comme des fourmis tirant une énorme charge dans une fourmilière mais dans Repin « transporteurs de barges » chaque burlak est une personnalité, un individu, pas comme les autres.

Dans les années 30, une deuxième augmentation de la popularité des “Transporteurs de barges sur la Volga” s’est produite en URSS. Les “Transporteurs de barges sur la Volga” sont devenus une véritable icône, un standard de l’écriture picturale et un objet culte du réalisme social en URSS. L’illustration des «transporteurs de barges sur la Volga» remplissait tous les manuels de l’ère soviétique et constituait l’une des principales illustrations de la cruelle oppression du peuple par le régime tsariste criminel.

Que voit-on dans « Transporteurs de barges sur la Volga » ?

Il y a onze hommes, leur nombre étant déterminé d’après le poids du navire chargé, à raison d’environ 250 livres par personne. Ils tirent une péniche derrière eux et peuvent être considérés comme symbolisant l’Empire russe.

Les transporteurs de barge sont combinés en composition en 3 groupes clairement visibles.

Le premier groupe est composé de quatre personnages avec Kanin en tête, le second, également de quatre personnages, parmi lesquels l’image du jeune transporteur de barges Larka se détache et domine, et, enfin, le dernier groupe de trois, avec des figures moins significatives et expressives.

Dans le premier groupe, on voit à quel point tout est fort et magistralement arrangé. Il y a une unité compacte, mais avec une grande complexité du contour extérieur, ce qui lui donne de la vitalité. Les têtes sont placées de manière à ce que chacune d’elles soit clairement visible sur un fond libre, et représentant les personnages dans une forte inclinaison, Repin lève la tête pour que leurs visages soient visibles. Représentant frontalement les visages des transporteurs de barges du premier groupe, I. Repin ne fait que regarder directement le public à l’extrême droite (Ilka Sailor). Kanin regarde quelque part au loin, et le regard du rouquin est tourné vers Kanin. Cela permet d’atteindre la liberté d’expression. Les personnages principaux ne posent pas, mais vivent leur vie. Leur attrait pour le public en aurait fait des raisonneurs, ce qui était particulièrement dangereux dans l’image positive du sage Kanin.

Partie de « Transporteurs de barges sur la Volga » par Ilya Repin
Partie de « Transporteurs de barges sur la Volga » par Ilya Repin

“La stalle” – la deuxième image la plus puissante de l’image avec Kanin – représente visuellement le centre de toute la partie figurée de la composition. À droite et à gauche de celui-ci se trouve un nombre égal de figures de transporteurs de barges. Le groupe avec Larka est construit sur de forts contrastes d’images. La jeunesse de Larka, son impatience et son irritation de jeunesse s’opposent, d’une part, à l’épuisement d’un phtisique, et d’autre part, au calme flegmatique d’un vieil homme expérimenté qui sait s’adapter à toutes les situations. Appuyé contre l’épaule de son voisin, il bourre calmement sa pipe. L’étal est l’image la plus captivante par son lyrisme et son charme juvénile. Il est également mis en évidence en couleur. Son corps rose juvénile, les chiffons d’une chemise et d’un pantalon rouges tombants forment une tache colorée et lumineuse parmi les silhouettes sombres des transporteurs de barges. 

Placée à côté du “Stall”, la figure d’un phtisique, avec sa forte inclinaison, relie le second groupe au premier et libère en même temps l’espace nécessaire devant le “Stall”. 

Partie de « Transporteurs de barges sur la Volga » par Ilya Repin
Partie de « Transporteurs de barges sur la Volga » par Ilya Repin

La dernière figure du troisième groupe, représentée de face, la tête baissée, correspond à la figure extrême du premier groupe, comme si elle fermait toute la masse du gang. Le résultat est une sorte de rythme de mouvement ondulatoire. 

Partie de « Transporteurs de barges sur la Volga » par Ilya Repin
Partie de « Transporteurs de barges sur la Volga » par Ilya Repin

Qui sont les gens de l’artel ?

Les croquis ont été conservés où Repin a indiqué les noms de certains des personnages.

Rasstriga-Kanin, le “bump” de l’artel est le premier sur le côté droit de la toile. Il avait l’habitude de chanter dans une chorale d’église, mais a été privé de la dignité de l’église et “a tiré la sangle” pendant 10 ans. Dans l’artel des transporteurs de barges, il a construit une carrière. Grâce à son intelligence et à sa persévérance, il est devenu le leader de l’équipe, le “bump”. C’est lui qui connaît le mieux le littoral et donne le rythme à tout le groupe. Les transporteurs de barge ont fait chaque pas de manière synchrone avec le pied droit, puis en tirant vers le haut le gauche. A partir de là, tout l’artel s’est déplacé comme un seul. Si quelqu’un perdait sa foulée, les gens se heurtaient aux épaules et le “bump” donnait l’ordre «foin – paille» (сено — солома), reprenant le mouvement au pas. Pour garder le rythme sur les sentiers étroits au-dessus des falaises, une grande habileté était requise de la part du contremaître.

Rasstriga-Kanin, the bump of the artel – Partie de « Transporteurs de barges sur la Volga » par Ilya Repin

À côté de lui se trouve un géant à barbe noire, il est bronzé et recouvert de cheveux bouclés. Il est le « podshishelny », le bras droit du brigadier et l’homme le plus fort de tout l’artel. C’est un combattant de Nizhny Novgorod. En hiver, il gagne en participant à des combats. Et au printemps-automne “tire la sangle”. Il n’a pas plus de 40 ans et a encore assez de force physique. Il est placé dans l’équipe première, comme l’un des plus forts et des plus consciencieux.

the “podshishelny”, the right hand of the brigadier – Partie de « Transporteurs de barges sur la Volga » par Ilya Repin

Un peu derrière Rasstriga-Kanin, à sa gauche, se trouve Ilka le marin, qui était comme un comptable, achetait des vivres et donnait leurs salaires aux transporteurs de barges. Il sait travailler dur, donc il est aussi au premier rang. Mais il est clair que c’est une personne agressive. Lui seul nous transperce d’un regard méchant. Celui-ci jure facilement et vous envoie en enfer.

Ilka the sailor – Partie de « Transporteurs de barges sur la Volga » par Ilya Repin

“Bondage” est le deuxième hack et marche derrière le Stall. Il est clairement paresseux, il marche droit, ne se fatigue pas dans son travail et essaie de déplacer une partie de son fardeau sur les épaules des autres. Il a réussi à dilapider le salaire pour tout le voyage et étant redevable à l’artel, maintenant il travaille pour se nourrir. Pourtant, il arrive toujours à fumer la pipe, c’est le mieux habillé de tous. Sa chemise n’est pas en guenilles, comme celles de ses camarades. Il porte un vrai chapeau, pas un chiffon noué. Très probablement, il fait partie des paysans qui ont une femme ou une mère à la maison qui s’occupe de ses vêtements. 

Bondage – Partie de « Transporteurs de barges sur la Volga » par Ilya Repin

Derrière Ilka le marin se trouve Larka, le chef cuisinier et faucon (qui est responsable de la propreté des latrines sur le navire) et le plus jeune membre de l’artel. Le jeune garçon du village Larka nous frappe particulièrement. Peut-être que sa famille l’a envoyé gagner de l’argent supplémentaire ou qu’il a quitté la maison et essaie de se nourrir. Évidemment, c’est presque la première fois qu’il tire sur la sangle. Considérant ses devoirs plus que suffisants, Larka se dispute parfois et refuse avec défi de tirer la sangle. Maintenant, Il regarde le transporteur de péniche à côté de lui, qui clairement ne se donne pas trop de mal dans la ligne. L’homme paresseux fume même une pipe.

Larka, the cook and falcon headman – Partie de « Transporteurs de barges sur la Volga » par Ilya Repin

Les “hackers” sont simplement des négligents, qui parfois ne sont pas opposés à rejeter une partie du fardeau sur les épaules des autres.

Partie de « Transporteurs de barges sur la Volga » par Ilya Repin
Hackers -Partie de « Transporteurs de barges sur la Volga » par Ilya Repin

Derrière lui, la tête de Kalmouk est visible. Selon Repin, c’était “un transporteur de péniches avec des yeux comme s’ils étaient traversés par des carex”. Il avait également un front large, ingénieux et intelligent; montrant que ce n’est pas un homme stupide… Il portait une chemise sans ceinture, les ports se sont décollés sur ses jambes noires nues.

Partie de « Transporteurs de barges sur la Volga » par Ilya Repin
head of Kalmyk – Partie de « Transporteurs de barges sur la Volga » par Ilya Repin

Derrière lui se trouve un homme d’environ 60 ans. Il est émacié, essuyant désespérément la sueur de son front avec sa manche. Très probablement, il souffre de consommation, et ce pourrait être sa dernière saison de burlach.

Partie de « Transporteurs de barges sur la Volga » par Ilya Repin
a man of about 60 years old – Partie de « Transporteurs de barges sur la Volga » par Ilya Repin

Dans le dernier groupe, nous voyons d’abord le superviseur, il s’assure que les autres ne sont pas paresseux et tire la sangle avec tout le monde. Contrairement aux autres il porte des bottes, et ses vêtements sont plus neufs.

Partie de « Transporteurs de barges sur la Volga » par Ilya Repin
overseer – Partie de « Transporteurs de barges sur la Volga » par Ilya Repin

L’avant-dernier, est un grand Grec qui regarde avec colère la barge, où le propriétaire crie quelque chose aux transporteurs de barge.

Partie de « Transporteurs de barges sur la Volga » par Ilya Repin
a tall Greek who -Partie de « Transporteurs de barges sur la Volga » par Ilya Repin

“Inerte” est la personne avec l’apparence la plus déprimante et vient en dernier. On dirait qu’il est sur le point de s’effondrer. Ses mains sont mollement baissées. La tête est si basse sur la poitrine que le visage n’est pas visible. 

Habituellement, les derniers membres de «l’équipe» étaient expérimentés, mais faibles ou malades. Ils marchaient normalement un peu à l’écart, à leur rythme et regardaient leurs pieds, puisque leur fonction était de s’assurer que la ficelle ne touchait pas les pierres. Ainsi, sa posture abattue et à la traîne ne signifie pas qu’il est malade.

Partie de « Transporteurs de barges sur la Volga » par Ilya Repin
Inert – Partie de « Transporteurs de barges sur la Volga » par Ilya Repin

Autres détails

Le drapeau sur les voiliers depuis l’époque de Pierre le Grand était hissé sur le mât de poupe (sur les navires de guerre, le drapeau d’État noir-jaune-blanc, sur les navires marchands, le drapeau commercial blanc-bleu-rouge). Au mât était accrochée une girouette par laquelle les marins déterminaient la direction et la force du vent. Repin, habitué au drapeau militaire de l’État, confond que sur le tricolore commercial, la bande blanche doit être en haut et non en bas, comme d’habitude. Seulement dix ans plus tard, en 1883, le drapeau tricolore blanc-bleu-rouge est devenu le drapeau national russe. Mais on dit aussi que l’ordre des rayures sur le drapeau n’était pas traité avec trop de soin, et qu’il était parfois soulevé à l’envers comme dans le tableau.

Partie de « Transporteurs de barges sur la Volga » par Ilya Repin
the flag – Partie de « Transporteurs de barges sur la Volga » par Ilya Repin

Il est intéressant de noter que Repin, qui a étudié la vie des transporteurs de barges, a décrit assez correctement à quoi ressemblait le câble de remorquage et l’endroit de sa fixation qui est tout en haut du mât. En attachant la corde au sommet du mât, les transporteurs de barges laissent le mât supporter l’essentiel du poids de la remorque. Avec une telle fixation, le vecteur de force est le même que si la barque était sous voile, c’est-à-dire que le pilote a la possibilité de contrôler le mouvement du navire à l’aide du gouvernail.

Partie de « Transporteurs de barges sur la Volga » par Ilya Repin
the tow line – Partie de « Transporteurs de barges sur la Volga » par Ilya Repin

Le pilote est l’homme à la barre du navire, et en fait son capitaine. Il gagne plus que tout l’artel réuni. Il donne des instructions aux haleurs de barge et manœuvre à la fois le gouvernail et les poulies qui règlent la longueur de la ligne de remorquage.

“La pipe à eau”, distributeur d’eau, est le charpentier qui calfate et répare les navires, surveille la sécurité des marchandises et en assume la responsabilité financière lors des chargements et déchargements. Aux termes de son contrat, il n’a pas le droit de quitter le navire pendant le voyage et se substitue au propriétaire, gérant en son nom.

Partie de « Transporteurs de barges sur la Volga » par Ilya Repin
the pilot and waterpipe – Partie de « Transporteurs de barges sur la Volga » par Ilya Repin

Depuis le XVIe siècle, il était de coutume de décorer la coque des bateaux de la Volga avec des sculptures complexes car on croyait qu’elles aidaient le navire à s’élever à contre-courant et ce navire ne faisait pas exception et avait de belles sculptures.

Partie de « Transporteurs de barges sur la Volga » par Ilya Repin
carvings – Partie de « Transporteurs de barges sur la Volga » par Ilya Repin

Lorsque Dostoïevski a vu «Transporteurs de barges sur la Volga», il était très heureux qu’Ilya Repine n’y ait mis aucune protestation sociale. Dostoïevski écrivit dans son journal qu’ils étaient «des transporteurs de péniches, de vrais transporteurs de péniches et rien de plus», et il ajouta que «aucun d’eux ne crie de l’image au spectateur:« Regardez comme je suis malheureux et dans quelle mesure vous devez au peuple !” 

Les figures familières des transporteurs de barges sur la rive de la Volga sont un symbole éternel de patience illimitée, de travail acharné pour survivre, une sangle que les travailleurs ont dû tirer toute leur vie et de tristes échos du passé dans le présent.

Vous pouvez trouver une magnifique sculpture de la peinture de “Barge Haulers on the Volga” par Ilya Repin à Samara.

Sculpture de la peinture de "Barge Haulers on the Volga" par Ilya Repin à Samara
Sculpture de la peinture de “Transporteurs de barges sur la Volga” par Ilya Repin à Samara

J’espère que vous avez apprécié cette toile autant que moi.

Si vous avez aimé cet article, abonnez-vous, mettez des likes, écrivez des commentaires !
Partager sur les réseaux sociaux
Découvrez nos derniers messages
Help the site stay free, buy us a cup of coffeeAidez-nous à maintenir le site gratuit en nous offrant une tasse de café

Qui est le prince Zasekin Grigori Osipovitch ?

Read in English

Grâce aux efforts du prince Zasekin Grigory Osipovich au XVIe siècle, les frontières de l’État russe se sont considérablement élargies à l’est. Il fut le premier gouverneur et père fondateur des forteresses russes sur la Volga, qui devinrent plus tard les immenses villes de Samara, Saratov et Perevoloka (Volgograd).

Prince Zasekin – Samara

La date exacte de naissance du prince Zasekin est inconnue, mais les historiens s’accordent à dire qu’il est né vers 1550. Il est issu de l’ancienne famille des princes de Yaroslavi : les Zasekins. Son père, selon la norme de l’époque, était un homme très pauvre. On sait peu de choses sur son enfance, mais on peut supposer qu’il a commencé son service militaire, sous Ivan le Terrible, à l’âge d’environ 15 ans, ce qui était la norme à cette époque pour les jeunes nobles.

Prince Zasekin – Samara

Le début de sa carrière tomba sur la dernière étape de la guerre de Livonie de 1558 à 1583. Il servit aux frontières occidentales du royaume de Russie, où les conflits militaires réguliers étaient monnaie courante. En 1570, le prince Zasekin est mentionné comme chef des archers.

Grigory Zasekin

Les premières actions de Grigory Zasekin en tant que chef sont liées à la guerre russo-suédoise de 1570-1595. Il effectua son service militaire dans la forteresse de Korela environ de 1574-1575 à 1579 avec de courtes interruptions. En 1575, une bataille avec les Suédois y a eu lieu dans laquelle les Russes ont gagné. En 1577, le prince Zasekin servit dans la forteresse d’Oreshek et participa à la campagne de Livonie. Pendant une courte période au cours de l’automne 1577, son cousin Zasekin-Solntsev et lui-même furent nommés gouverneurs subalternes de la ville de Trikaten qui avait été capturée pendant la guerre.

Au milieu de l’été 1579, le prince Zasekin participa à la campagne des troupes russes dans laquelle il poursuivit des objectifs de reconnaissance sous le commandement de MA Beznin, l’ancien gouverneur de Karélie. Le début de cette campagne a été un tel succès pour les troupes russes que Grigory Zasekin a été envoyé avec un rapport personnel sur la victoire au tsar Ivan le Terrible, pour lequel il a reçu un “sou d’or” en récompense.

Cependant, il était déjà loin de la Baltique avant les défaites subies par les troupes russes près de Polotsk.

Sous le commandement du prince VM Lobanov, il fut nommé deuxième gouverneur du régiment de la garde à Kolomna. Puis il a servi comme gouverneur à Kalouga et a repoussé les raids des Criméens.

Dans les années 1580, Zasekin-Solntsev et le prince Zasekin ont été envoyés pour servir aux frontières sud de l’État Russe, dans les champs sauvages, dans la région de la Volga.

En 1581, pour la première fois de sa carrière, il devint le premier gouverneur de la ville de Mikhailov, qui était un point défensif bien fortifié sur la rivière Prony.

Après l’annexion des khanats de Kazan et d’Astrakhan à la Russie au milieu du XVIe siècle, toute la voie navigable de la Volga jusqu’à la mer Caspienne était en la possession de l’État Russe, mais comme la nouvelle région était peu peuplée, les caravanes commerciales qui passaient ici étaient souvent attaqués, de sorte que la construction de forteresses est devenue importante.

Après 1,5 à 2 ans de préparation pour la construction de la forteresse de Samara, Grigory Zasekin a commencé à construire une forteresse loin de la Volga sur une colline. Il ne lui fallu quelques jours pour la construire avec l’aide de ses archers. La date de naissance de la nouvelle ville de Samara peut être considérée comme la fête de la trinité, qui en 1586 est tombée le 22 mai. La ville de Samara a été construite à grande échelle sur une colline au-dessus de la rivière Samara, où elle s’est divisée en deux canaux.

Forteresse de Samara au XVIIe siècle. 
Gravure tirée de l’édition des notes d’Adam Olearius

L’apparition de la forteresse a beaucoup bouleversé les Nogai by Urus jusqu’à ce qu’un détachement de cosaques vole un troupeau de 500 têtes aux Nogais. Grigory Zasekin a capturé les cosaques et les a pendus. Il a rendu tout ce qui avait été volé par les Cosaques au Nogai. Après cet événement, de nombreux Nogai Murzas ont abandonné leurs pensées d’indépendance et ont commencé à envoyer leurs détachements pour servir dans l’armée russe.

À l’été 1589, Zasekin a construit la forteresse de Perevolok au croisement entre la Volga et le Don qui est un site stratégiquement important. La ville fortifiée a été construite en seulement 3 mois.

Le prince Zasekin a été rappelé pour participer à la campagne contre Narva au printemps 1590 mais était de nouveau sur la Volga à l’été. Le 12 juillet, le prince Grigory Zasekin et le boyard Fyodor Turov ont fondé la ville de Saratov sur la rive gauche du fleuve. A cette époque, ce n’était qu’un avant-poste du développement Russe de la Volga, mais devint plus tard l’une des plus grandes villes de la Volga. En 1674, par décret du tsar Alexei Mikhailovoch, la ville fut déplacée sur la rive droite du fleuve.

En 1591, le prince Zasekin restaura la forteresse de Terki, dans la mer Caspienne (aujourd’hui la ville de Kizlyar) fondée en 1735, mais il mourut un an plus tard. Les documents n’indiquent pas la cause du décès, et on peut supposer que le prince est décédé des suites de blessures reçues pendant la campagne ou d’une maladie soudaine.

Si vous avez aimé cet article, abonnez-vous, mettez des likes, écrivez des commentaires !.
Partager sur les réseaux sociaux
Découvrez nos derniers messages

Sources:

Засекин Григорий Осипович

Биография Засекина Григория

Засекин Григорий Осипович

Le Dernier Jour de Pompéi de Karl Bryullov

Read in English

La toile “Le Dernier Jour de Pompéi” a été créée à l’intersection du classicisme et du romantisme. La composition est dans l’esprit du classicisme dans le sens où tous les épisodes sont enfermés dans un triangle, mais cependant le tableau est consacré à la tragédie réelle du peuple et non à une image idéalisée, ce qui en fait une œuvre à la manière de le romantisme.

“Le Dernier Jour de Pompéi” est une peinture à l’huile de Karl Bryullov et est une toile monumentale de 456,5 sur 651 cm qui a pris près de 6 ans depuis les premières esquisses jusqu’à l’apparition de la version finale en 1833. Cette toile est considérée comme l’une des œuvres les plus importantes de l’artiste et se trouve maintenant au Musée d’État russe.

The Last Day of Pompeii by Karl Bryullov
The Last Day of Pompeii by Karl Bryullov

À l’été 1827, Karl Bryullov visita les fouilles de Pompéi où il eut l’idée de peindre une grande toile dédiée à la mort de Pompéi, et reçut même la permission du roi Napolitain de prendre des mesures et de faire des croquis de toutes les structures architecturales découvertes au cours de les fouilles qui l’intéressaient.

Avant de commencer le travail sur la toile, Karl Bryullov a soigneusement étudié les documents historiques liés à l’éruption du Vésuve en lisant les témoignages oculaires des événements, rendant sa peinture aussi précise que possible.

Il a choisi la rue des tombes (Strada dei Sepolcri ou Via dei Sepolcri) qu’il a visitée en 1827 comme scène d’action, qui montre des gens essayant d’échapper à l’éruption du Vésuve. Le ciel est couvert de nuages ​​sombres, les immeubles s’effondrent et de longs et vifs éclairs traversent l’obscurité. La tragédie expose leurs sentiments et montre l’essence des âmes humaines. La draperie joue un rôle important dans la toile et démontre la bonne connaissance du peintre avec les chefs-d’œuvre de l’art ancien.

Countess Yulia Samoilova

Au centre de l’image se trouve une noble dame tombée d’un char avec un jeune enfant qui ne comprenait pas encore la mort de sa mère. Très probablement, le modèle était la comtesse Yulia Samoilova, qui a été la maîtresse de Bryullov pendant de nombreuses années et qu’il a représentée dans plusieurs autres images. Cette femme symbolise la mort du monde antique, et en même temps l’enfant tendant la main à sa mère est perçu comme le début d’un monde nouveau qui devrait surgir sur les ruines de l’ancien sans rompre les liens vivants avec le passé.

The Last Day of Pompeii (part mother and baby) by Karl Bryullov

Le char d’où la femme est tombée est toujours visible et est tiré par des chevaux éperdus.

Sur la droite se trouve un autre cheval cabré symbolisant l’élément de folie.

On peut aussi voir un jeune homme tenter de persuader sa mère épuisée de s’enfuir avec lui, alors qu’elle le repousse ce qui nous donne une vive impression de sacrifice maternel.

The Last Day of Pompeii (part mother and son) by Karl Bryullov

Deux fils portent leur vieux père s’oubliant et ne vivant que dans la peur pour sa vie. Et voici une autre famille où le mari a essayé de couvrir sa famille. On voit que les deux parents regardent le Vésuve avec horreur

Karl Bryullov a représenté un prêtre païen essayant d’emporter sa richesse avec lui. Le prêtre païen essayant de s’échapper peut être considéré comme un symbole du départ de l’ancien monde et du paganisme. En même temps, il peint un ecclésiastique chrétien regardant courageusement le Vésuve furieux, reconnaissable à la croix sur sa poitrine. Il est clair que Bryullov oppose le christianisme au paganisme et n’est pas en faveur de ce dernier. On y voit aussi une mère qui s’est réfugiée près du prêtre tout en enserrant ses filles de ses bras dans un geste protecteur.

Sur le bord droit de la toile se trouve un couple de jeunes mariés et l’une des scènes les plus tristes, montrant qu’il y a des moments dans la vie où le chagrin s’avère plus fort que la peur de la mort.

L’auteur s’est également représenté lui-même et sa bien-aimée parmi les personnes qui tentent de se cacher dans la tombe. Nous pouvons voir l’artiste essayer de sauver ses choses les plus précieuses

Les bâtiments dans sa peinture s’effondrent illustrant ce qui se passe réellement lors d’un tremblement de terre de 8 points

Dans ‘Le Dernier Jour de Pompéi’, l’artiste nous donne l’occasion de sympathiser avec ces gens. C’est l’histoire d’une catastrophe très bien peinte avec un éclairage phénoménal.

J’espère que vous avez apprécié ce tableau.

Si vous avez aimé cet article, abonnez-vous, mettez des likes, écrivez des commentaires !.
Partager sur les réseaux sociaux
Découvrez nos derniers messages

Composition VII de Wassily Vasilyevich Kandinsky

Read in English

Wassily Vasilyevich est le fondateur et théoricien de l’art abstrait, et l’un des artistes les plus influents du XXe siècle. Même s’il na pas été pas le premier à peindre une toile de ce genre, il a été le premier à donner une justification théorique à la nouvelle tendance. En 1912, il a rédigé et publié son étude phare Sur le spirituel dans l’Art, qui est devenu la base théorique de l’abstractionnisme.

Composition VII of Wassily Vasilyevich Kandinsky

Kandinsky était un synesthésique, c’est-à-dire qu’il entendait les couleurs et voyait les sons et il cherchait une synthèse universelle de la musique et de la peinture. À travers des dessins, il imitait le flux et la profondeur du travail musical et la coloration reflétait le thème de la contemplation profonde.

“Composition VII” est appelé le summum de son travail. C’est une immense toile de 2 mètres sur 3 créée en 1913. Le processus d’écriture de Composition VII a été très méticuleux et il y avait plus de 30 croquis, aquarelles et peintures à l’huile de travail préparatoire. La raison d’un tel travail préparatoire important était que l’artiste s’était donné pour tâche de combiner plusieurs thèmes bibliques dans la composition finale. Ce sont: “le Jugement Dernier”, “le Déluge”, “la Résurrection d’Entre les Morts” et “le Jardin d’Eden”.

Comprendre Kandinsky est facile car il a déjà tout décrit avec des explications si fines qu’il y a un décryptage de chaque endroit, de chaque point et de chaque tour de ligne ne vous laissant qu’à regarder la toile et à ressentir.

Et si vous regardez l’image du point de vue de l’attitude de Kandinsky envers les formes et les couleurs, vous remarquez que les couleurs dominantes de la toile sont le rouge qui est un symbole de force, puis le bleu qui est la couleur de la paix et le blanc symbolisant l’éternité. Il y a aussi une couleur jaune que l’auteur a toujours qualifiée de frivole et rapidement dispersée.

Le contenu chromatique est soutenu par une composition bien pensée de l’œuvre qui est une forme se déroulant en diagonale, fermée dans l’espace rectangulaire de la toile. Le motif central a été déclaré ovale par l’artiste et est traversé par de nombreux rectangles irréguliers.

L’idée de l’âme humaine est affichée au centre sémantique de la toile sous la forme d’un cercle marqué d’une tache violette et de lignes et de traits noirs à côté. Elle aspire en elle-même, comme un entonnoir, crachant quelques rudiments de formes, se répandant en d’innombrables métamorphoses

Les historiens de l’art ont déterminé grâce à ses notes et à ses travaux que la composition VII est une combinaison de plusieurs thèmes (“La Résurrection d’Entre les Morts”, “le Jugement Dernier”, “le Déluge” et “le Jardin d’Eden”) exprimés comme une symbiose de la peinture pure.

If you liked this article, subscribe , put likes, write comments!.
Share on social networks
Check out Our Latest Posts

Sources:

История одного шедевра: «Композиция VII» Кандинского

Композиция VII – Василий Васильевич Кандинский. 1913

Композиция VII

History Of the State Tretyakov Gallery

Lire en Français
Pavel Tretyakov

The State Tretyakov Gallery is a Moscow art museum which was founded in 1856 by Pavel Tretyakov. It was opened to the public in 1867 and transferred to Moscow in 1892. As of 2018, the exposition consisted of more than 180 000 items, including paintings, sculptures and items made out of precious metals created from the 11th to the 20th century.

After having created the Kostroma Linen Manufactory, which was quite a successful business, Pavel Mikhailovitch Tretyakov and his brother Sergei became interested in collecting paintings.

State Tretyakov Gallery

So, the gallery was founded in 1856, with the acquisition of “The Temptation” by Nikolai Schilder and “Skirmish with Finnish Smugglers” by Vasily Khudyakov, by Pavel Tretyuakov. He said:

For me, who truly and ardently love painting, there can be no better desire than to start a public, accessible repository of fine arts, bringing benefit to many, all pleasure. I would like to leave you the national gallery, that is, consisting of paintings by Russian artists

His brother Sergei was more interested in canvases of Western European masters widening the exhibitions.

In 1867 the Moscow City Gallery of Pavel and Sergei Tretyakov which at the time contained 1276 paintings, 471 drawings, 10 sculpture by Russian artists and 84 paintings by foreign masters was opened to the public.

In 1859, after that the brothers purchased more than 140 works from the Turkestan series of paintings and sketches by Vasily Vereshchagin they ran out of places for the exposition. A two-story building adjacent to southern wall of the mansion and turned toward the Church of St Nicholas in Tolmachi was build. Its construction was headed by the architect Alexander Kaminsky . In 1874 the collection was moved there and the gallery opened to the public.

By the end of the 1880s, the gallery building was repeatedly completed due to the growing collection which already occupied 14 rooms and constantly surpassed its exposition possibilities.

In 1882, the exposition area was expanded again at the expense of the garden surrounding the house. Three new halls appeared downstairs and upstairs which were located at an angle to the old building of the Gallery, parallel to Maly Tolmachecsky Lane.

It was followed in 1885 by the apparition of three halls on the top floor and five in the bottom.

In 1892 the fourth extension was completed and two large and one small halls were added on the upper floor, and three small ones below. and, after the death of his brother Sergei, Pavel donated the gallery, which at the time contained more than 2000 works of painting, sculpture and graphics, to Moscow.

Exposition of the City Art Gallery of P. M. and S. M. Tretyakov. 1898

In may 1900, at a meeting of the Council of the gallery which included the artists V. M. Vasnetov, V. D. Polenov and a number of Moscow architects it was decided that the facade of the gallery should be built in the “Russian Style”. The work was entrusted to V. M. Vasnetsov and the construction of the new façade which became the emblem of the Tretyakov Gallery began in 1902 and ended in 1904.

Автор: Виктор Михайлович Васнецов

On April 1913 Emmanuilovitch Grabar who was a prominent artist, architect and art historian was elected as a trustee of the Tretyakov Gallery. His reforms turned the Tretyakov Gallery into a Europeean-style museum with exposition built on a chronological basis and in december 1913, on the fifteenth anniversary of the death of the founder of the gallery, the reformed museum was opened to the public.

Автор: анонимный фотограф фототипии П. П. Павлова – Альбом зданий, принадлежащих Московскому городскому общественному управлению. — Москва: Фототипия П. П. Павлова, 191-. — Т. 1., Общественное достояние,

On June 1918 the Tretyakov Gallery was declared a State property of the Russian Federative Soviet Republic and became known as the State Tretyakov Gallery. Between 1918 and 1922, the gallery collection increased by almost 50% thanks to the numerous contributions from the State Museum Fund. But the drawback was that many exhibition halls were given over to storage for paintings.

A. V. Shchusev became the director of the gallery in 1926 and did a lot to expand the existing premises and build a new one. So in 1927, the Gallery received the former house of Sokolikov situated on Maly Tolomachevsky Lane. In 1928 after its restructuring, it was turned into a service building which housed the administration of the Gallery as well as a scientific department, a library, a department of manuscripts, and graphics funds. It was attached to the Gallery later with a special extension .

In 1928, the heating and ventilation was rebuilt and in 1929 the Gallery was finally electrified. Effectively before that time, the Gallery had been opened to visitors only during the daytime.

In 1929 the building of the Church of St Nicholas in Tolmachi closed and it was transferred to the Gallery in 1932. It became a storehouse for paintings until it was connected to the exposition halls by a newly built two story of which the top floor had been specially designed to display A. A. Ivanov’s painting “The Appearance of Christ to the People”. And a new passage between the halls was created to ensure the continuity of the view which resulted in an increased area of exposition and a new concept for the placement of works.

A. A. Ivanov’s painting “The Appearance of Christ to the People”

In 1936, according to the project of the architect A.V. Shchusev, a new two story building appeared on the north side of the main building. It included 4 spacious halls on each floor which were used for exhibitions and have been included in the main exhibition route since 1940.

On the night of August 11-12, 1941 two high-explosive bombs fell on the building as a result of a German air raid. The bombs destroyed the glass covering in several places of the roof and the interfloor ceiling of the upper hall N 6 and the lower one N 49 collapsed. The floors in the basement wardrobe were smashed, the main entrance was damaged and the heating and ventilation system failed.

A second bombing in the night of 12-13, 1941 destroyed a two story residential building next to the Gallery.

The restauration of the Gallery began in 1942 and by 1944 out of 52 halls, 40 had been renovated.

In May 1956, the 100th anniversary of the Gallery was celebrated and in 1955-1957, the A.A. Ivanov Hall was completed.

By the mid 1980 the need to expand again was felt because of the increased number of visitors.

In 1985 a depository was out in operation after 2 years of construction. And in 1986 the reconstruction of the main building of the Tretyakov Gallery began based on he idea of preserving the historical appearance of the building.

In 1989, on the south side of the main building a new building housing a conference hall, an information and computing center, a children’s studio and exhibition halls was built. Since most of the engineering systems and services were concentrated there it was called the Corps of Engineers.

By T1000978 – Own work, CC BY-SA 3.0,

The reconstruction lasted from 1985 to 1995 and included the museum ensemble of the church of St. Nicholas in Tomachi which is an architectural monument of the 17th century.

Автор: Ludvig14 – Собственная работа, CC BY-SA 3.0,

You can visit this beautiful Gallery Virtually:

Visit the Gallery

Sources: Здание в Лаврушинском переулке

Государственная Третьяковская галерея

If you liked this article, subscribe , put likes, write comments!.
Share on social networks
Check out Our Latest Posts

Facts and translation of I Remember a Wonderful Moment (Kern) by Alexander Pushkin

Lire en Français

< < < Je me souviens de la mer avant la tempête (Ru/Fr) / I remember the sea before the storm (Ru/Eng) / Я помню море пред грозою (Рус/Анг.) (Рус/ Фра.)
Ma Muse (Ru/Fr) / My Muse (Ru/Eng) / Муза (Рус/Анг.) / (Рус/ Фра.) > > >


“I remember a wonderful moment” is one of the most famous lyrical works of Alexander Pushkin who devoted many of his poems to women.

He wrote this poem in 1825, during his exile in Mikhailovsky after his second meeting with A. P. Kern. Their first meeting dated from 1819 and she had captured his imagination.

In just a few stanzas, Alexander Pushkin unfolds before our eyes a long history of his relationship with A. Kern, and his admiration of the woman.

Alexander Pushkin
Я помню чудное мгновенье (Керн) Александр Пушкин I Remember a Wonderful Moment (Kern) by Alexander Pushkin
Translated by Akirill.com
05/31/2022
К КернKern
Я помню чудное мгновенье;I remember the marvelous moment;
Передо мной явилась ты,You appeared before me,
Как мимолётное виденье,Like a fleeting vision,
Как гений чистой красотыLike a genius of pure beauty
В Томленьях грусти безнадёжной,In the languor of hopeless sadness,
В тревогах шумной суеты,In the anxieties of noisy bustle,
Звучал мне долго голос нежныйA gentle voice sounded to me for a long time
И снились милые черты.And of sweet features I dreamed.
Шли годы. Бурь порыв мятежныйYears passed. Storms rebellious, impulse
Рассеял прежние мечты,Scattered former dreams,
И я забыл твой голос нежный,And I forgot your gentle voice,
Твои небесные черты.Your heavenly features.
В глуши, во мраке заточеньяIn the wilderness, in the darkness of confinement
Тянулись тихо дни моиMy days dragged on quietly
Без божества, без вдохновенья,Without a deity, without inspiration,
Без слёз, без жизни, без любви.Without tears, without life, without love.
Душе настало пробужденье:The soul has awakened:
И вот опять явилась ты,And here again you appeared,
Как мимолётное виденье,Like a fleeting vision,
Как гений чистой красоты.Like a genius of pure beauty.
И сердце бьется в упоенье,And the heart beats in rapture,
И для него воскресли вновьAnd for him resurrected again
И божество, и вдохновенье,And the deity, and inspiration,
И жизнь, и слёзы, и любовь.And life, and tears, and love.

< < < Je me souviens de la mer avant la tempête (Ru/Fr) / I remember the sea before the storm (Ru/Eng) / Я помню море пред грозою (Рус/Анг.) (Рус/ Фра.)
Ma Muse (Ru/Fr) / My Muse (Ru/Eng) / Муза (Рус/Анг.) / (Рус/ Фра.) > > >


We put a lot of effort into the quality of the articles and translations, support us with a like and a subscription or sponsor us if you like them. We are also on Facebook and Twitter


© 2022 Akirill.com – All Rights Reserved

Faits et traduction de Je me Souviens d’un Moment Merveilleux (Kern) d’Alexandre Pouchkine

Livres bilinguesRead in EnglishNous contacter
Littérature américaineLittérature françaiseLittérature russe

< < < Je me souviens de la mer avant la tempête (Ru/Fr) / I remember the sea before the storm (Ru/Eng) / Я помню море пред грозою (Рус/Анг.) (Рус/ Фра.)
Ma Muse (Ru/Fr) / My Muse (Ru/Eng) / Муза (Рус/Анг.) / (Рус/ Фра.)  > > >


«Je me souviens d’un moment merveilleux» est l’une des œuvres lyriques les plus célèbres d’Alexandre Pouchkine qui a consacré nombre de ses poèmes aux femmes.

Il a écrit ce poème en 1825, lors de son exil à Mikhailovsky après sa deuxième rencontre avec A.P. Kern. Leur première rencontre datait de 1819 et elle avait captivé son imagination.

En quelques strophes seulement, Alexandre Pouchkine fait defilé sous nos yeux la longue histoire de sa relation avec A. Kern, et de son admiration pour la femme.

Alexandre Pouchkine

Я помню чудное мгновенье (Керн) – Александр ПушкинJe me Souviens d’un Moment Merveilleux (Kern) – Alexandre Pouchkine
К Керн Kern
Traduit par Akirill.com
05/31/2022
Я помню чудное мгновенье;Je me souviens d’un moment merveilleux;
Передо мной явилась ты,Tu es apparu devant moi,
Как мимолётное виденье,Comme une vision fugace,
Как гений чистой красотыComme un génie de pure beauté
В Томленьях грусти безнадёжной,Dans la langueur d’une tristesse sans espoir,
В тревогах шумной суеты,Dans les angoisses d’une agitation bruyante,
Звучал мне долго голос нежныйUne douce voix m’a longtemps résonné
И снились милые черты.Et de doux traits je rêvai.
Шли годы. Бурь порыв мятежныйLes années ont passé. Tempêtes d’élans rebels
Рассеял прежние мечты,Éparpillèrent d’anciens rêves,
И я забыл твой голос нежный,Et j’oubliai ta douce voix,
Твои небесные черты.Tes traits célestes.
В глуши, во мраке заточеньяDans le désert, dans les ténèbres de l’enfermement
Тянулись тихо дни моиMes jours s’éternisaient tranquillement
Без божества, без вдохновенья,Sans divinité, sans inspiration,
Без слёз, без жизни, без любви.Sans larmes, sans vie, sans amour.
Душе настало пробужденье:L’âme s’est éveillée :
И вот опять явилась ты,Et ici encore tu es apparue,
Как мимолётное виденье,Comme une vision fugitive,
Как гений чистой красоты.Comme un génie de pure beauté.
И сердце бьется в упоенье,Et le cœur bat dans le ravissement,
И для него воскресли вновьEt pour lui ressuscité de nouveau
И божество, и вдохновенье,Et la divinité, et l’inspiration,
И жизнь, и слёзы, и любовь.Et la vie, et les larmes, et l’amour.

Nous mettons beaucoup d’efforts dans la qualité des articles et traductions, soutenez-nous avec un like et un abonnement ou sponsorisez-nous si vous les aimez. Nous sommes aussi sur Facebook et Twitter


< < < Je me souviens de la mer avant la tempête (Ru/Fr) / I remember the sea before the storm (Ru/Eng) / Я помню море пред грозою (Рус/Анг.) (Рус/ Фра.)
Ma Muse (Ru/Fr) / My Muse (Ru/Eng) / Муза (Рус/Анг.) / (Рус/ Фра.)  > > >



© 2022 Akirill.com – All Rights Reserved

La 9ème Vague d’Ivan Aïvazovski

Livres bilinguesRead in EnglishNous contacter
Littérature américaineLittérature françaiseLittérature russe

La peinture de “La 9ème Vague” d’Ivan Aïvazovski est reconnue dans le monde entier comme un chef-d’œuvre inégalé et est l’une des œuvres les plus célèbres de ce grand artiste russe, qui aimait particulièrement peindre le thème marin. Ce tableau est à la fois une ode à l’invincible et imprévisible élément de l’eau et, à l’indestructible esprit humain .

Le tableau ‘La 9ème Vague’ ne laissera personne indifférent, la 9ème vague est un symbole de malheur, le désir de survivre est un symbole d’espoir. Ils créent dans l’image plus qu’une simple confrontation, ils posent une question à laquelle le spectateur doit répondre.

La 9ème vague est un symbole de danger mortel, la plus haute montée d’une force redoutable et irrésistible. Le symbolisme de la 9ème vague vient de la vieille croyance populaire selon laquelle, lors d’une tempête en mer, la 9ème vague est la plus forte et la plus dangereuse, souvent mortelle. Le terme est souvent utilisé dans un sens figuratif et métaphorique.

L’artiste a peint “La 9ème Vague” en 1850 à Feodosia et cette toile est peut-être l’œuvre d’art la plus remarquable du peintre de marine et de toute la peinture russe. Elle a été peinte à l’huile sur toile et mesure 221 X 332cm. La toile a été peinte en seulement 11 jours et a été immédiatement acheté par Nicolas Ier pour l’Ermitage. En 1897, ‘la 9ème Vague” a été transférée à la collection du Musée d’État Russe de Saint-Pétersbourg où elle se trouve encore aujourd’hui.

Sur la toile, la tempête nocturne est passée et maintenant les gens s’accrochent au mât avec leurs dernières forces dans la lutte pour leur vie. Ils sont épuisés et attendent de voir ce que le nouveau jour leur apportera. La toile ne représente pas la tempête mais ses conséquences.

On pense que la “9ème Vague” a été créée selon les propres souvenirs de l’artiste après avoir survécu à un naufrage dans le golfe de Gascogne en 1844.

La principale caractéristique de la peinture est sa dualité. La peinture de “La 9ème Vague” peut être interprétée avec une part d’optimisme dans laquelle les hommes ont survécu au naufrage ou elle peut être perçue comme le triomphe des éléments sur l’homme.

Quand on regarde le tableau, on voit percer les premiers rayons du soleil qui apportent l’espoir de survie aux marins naufragés.

L’éclat des rayons du soleil sur la mer agitée est si mystérieux qu’il donne au tableau volume et réalisme. La coloration de la toile est étonnante et il est parfois impossible de déterminer où commence la mer et où finit le ciel.

L’image de la mer parle de la dernière tempête nocturne qui a détruit le navire, et l’abîme sombre des vagues fait peur. Mais la mer n’est pas encore calme, on voit de grosses vagues gonflées par le vent. Il semble que les vagues oscillent, là, la 9ème vague, l’énorme dernière vague de la tempête sortante arrive et les survivants l’attendent avec peur.

Le fragment du mât est énorme nous montrant la taille du navire coulé. Il ressemble à une croix, qui peut être interprétée comme un symbole de salut ou un symbole de crucifixion. Il n’y a qu’une petite poignée de personnes ce qui nous montrent l’ampleur de la catastrophe et quand on tient compte du fait que l’équipage moyen d’un navire à cette époque était de plus d’une centaine de personnes, toute l’horreur de la tempête nocturne se fait sentir .

Le mouchoir rouge qui est agité par l’un des marins survivants peut symboliser une antithèse au drapeau blanc et la réticence des gens à se rendre ou il peut symboliser du sang neuf.

L’image sur le plan émotionnel montre la supériorité des éléments sur la vie fragile d’une personne.

Cette toile est maintenant devenue une légende elle-même et a fait l’objet de nombreuses expositions organisées dans différents pays du monde. J’espère qu’elle vous a plu.

Vous pouvez également lire notre article sur le tableau “La Mer Noire” d’Ivan Aïvazovski

Si vous avez aimé cet article, abonnez-vous, mettez des likes, écrivez des commentaires !
Partager sur les réseaux sociaux
Découvrez nos derniers messages

Sources

Analysis and description of Aivazovsky’s painting “The Ninth Wave”


© 2022 Akirill.com – All Rights Reserved

L’histoire du théâtre Bolchoï

Read in English

Le théâtre Bolchoï est l’un des théâtres d’opéra et de ballet les plus importants au monde et la fierté de Moscou. Plus de 800 œuvres ont été mises en scène dans le théâtre.

Le théâtre Bolchoï a deux dates de naissance : mars 1776 et janvier 1825.

Saviez-vous qu’en francais le théâtre Bolchoï veut dire le grand théâtre?

Le 28 mars 1776, Catherine II a signé un privilège gouvernemental à Pyotr Vasilyevich Urusov pour le maintien de spectacles, mascarades, bals et autres événements pendant une période de 10 ans. Cette date est considérée comme le jour de la fondation du théâtre Bolchoï russe.

Автор: Andrey Filippov 安德烈 from Moscow, Russia – Bolshoi Theatre of Russia, CC BY 2.0,

Le prince a commencé la construction du théâtre de la rue Petrovka et le théâtre a été nommé Petrovsky. après la rue Malheureusement, il a brûlé avant d’ouvrir et le prince a remis l’entreprise à son partenaire anglais, Mikhail Maddox. Ainsi, le théâtre Petrovky a été construit sous sa direction et l’inauguration du théâtre Petrovsky a eu lieu le 30 décembre 1780.

Ils ont donné un prologue solennel «Wanderers», écrit par A, Ablesimov, et un grand ballet pantomimique «Magic School», mis en scène par I. Paradise sur la musique de J. Startzer. Après le répertoire s’est formé principalement à partir d’opéras comiques russes et italiens avec des ballets et des ballets individuels

“Cet immense bâtiment, construit pour le plaisir et l’amusement populaire… selon les meilleurs architectes et l’approbation des connaisseurs de théâtre, a été construit et mené à bien avec tant de force et de rentabilité qu’il surpasse presque tous les nobles théâtres européens.”

C’est ainsi que le journal Moskovskie a répondu à l’ouverture du théâtre Petrovsky

Le bâtiment, conçu par l’architecte Christian Rozberg, a été construit en seulement 5 mois. Le théâtre disposait d’un auditorium à trois niveaux de loges, d’une galerie, d’un parterre avec vingt rangées de bancs et d’un spacieux « parquet » entre les parterres et la scène, où des chaises étaient installées pour les visiteurs « spéciaux », et les autres publics pouvaient se tenir debout. Il a accueilli près d’un millier de personnes.

En outre, il y avait des espaces de bureau nécessaires, de nombreux foyers et salles, y compris la “salle de la mascarade”.

En 1788, la Rotonde a été ajoutée au bâtiment et a été le centre de la vie culturelle et sociale dès le début de son existence.

En 1794, en raison de difficultés financières, Maddox a été contraint de transférer le théâtre au trésor public et le théâtre Petrovsky devient l’Impérial.

En 1802-1803, le théâtre a été donné au prince Volkonsky qui était le propriétaire de l’une des meilleures troupes de théâtre de Moscou. Mais en 1804, le théâtre revint sous la juridiction du conseil d’administration et le prince Volkonsky fut nommé son directeur.

Une fois de plus après 25 ans, le 8 octobre 1805, le théâtre Petrovsky a brûlé. Les troupes ont commencé à se produire sur scène privée jusqu’à ce que le nouveau théâtre Arbat soit construit par K. I. Rossi sur la place Arbat en 1808.

N’ayant existé que quatre ans, le bâtiment du théâtre a brûlé lors de l’incendie de Moscou en 1812.

Après cela, le théâtre était situé sur Znamenka dans la maison d’Apraksin, qui avait été construite en 1792 par l’architecte F. Camporesi. La salle de théâtre de la maison d’Apraksin était exiguë et inconfortable, au lieu de chaises, il y avait des bancs recouverts de rêche matériel et il y a eu plusieurs incendies dans le théâtre.

Quelques années plus tard, en 1818, les troupes ont été dotées d’un théâtre rénové sur Mokhovaya, où elles s’étaient autrefois produites avant la guerre de 1812.

En 1819, un concours est annoncé pour la construction d’un nouveau théâtre. Andrei Mikhailov a été reconnu vainqueur mais son projet était trop cher et a été repensé par Osip Bove. Il a conservé la base de la composition de Mikhailov, mais a changé la proportion du bâtiment et a fait des ajustements importants à sa décoration extérieure et intérieure.

Le théâtre allait devenir le centre de composition du temple de la ville de l’Empire, glorifiant la victoire de la guerre patriotique. La construction a commencé en 1820 et le nouveau “Théâtre Bolchoï Petrovky” a ouvert le 6 janvier 1825 avec la représentation “Le triomphe des Muses” qui a été un grand succès. Les rôles ont été interprétés par les meilleurs acteurs moscovites : le tragédien PS Mochalov, NV Lavrov, F. Gyullen-Sor. Le critique de théâtre Sergei Timofeevich Aksakov a conservé des souvenirs de cette découverte:

Le théâtre Bolchoï Petrovky, qui a surgi de vieilles ruines carbonisées… m’a étonné et ravi… Un magnifique bâtiment immense, exclusivement dédié à mon art préféré, déjà avec son apparence seule m’a conduit à de joyeuses excitations »

En 1842, le théâtre passe sous la direction de la Direction des théâtres impériaux de Saint-Pétersbourg. Alexei Nikolaevich Verstovsky a été nommé directeur du bureau du théâtre de Moscou jusqu’en 1859 et une troupe d’opéra est arrivée à Moscou en provenance de Saint-Pétersbourg.

En 1943, une reconstruction majeure du bâtiment du théâtre a été réalisée selon le projet de l’architecte Alexander Stepanovich Nikitin. Les chapiteaux loniques du portique ont été remplacés par des chapiteaux de type Érechthéion, la ligne de loges latérales a été reconstruite ainsi que les couloirs et la partie scène, où apparaissait l’arrière-scène.

Le 11 mars 1853, le théâtre a de nouveau brûlé et seuls les murs extérieurs du bâtiment et la colonnade du portique ont survécu.

Albert Kavos était le nouvel architecte et le Théâtre a été restauré en trois ans. Le volume du bâtiment et l’agencement ont été conservés, mais la hauteur a été légèrement augmentée. Albert Kavos a modifié les proportions et a redessiné entièrement le décor architectural, dessinant les façades dans l’esprit de l’éclectisme des premiers temps. Au lieu de la sculpture en albâtre d’Apollon qui est mort dans l’incendie, un quadrige en bronze de Pyotr Klodt a été placé au-dessus de l’entrée du portique, et un aigle à deux têtes en plâtre qui est l’emblème d’État de l’Empire russe a été placé sur le fronton.

L’architecte théâtral accorda une attention particulière à l’auditorium et à la partie scénique, et dans la seconde moitié du XIXe siècle, le théâtre Bolchoï était considéré comme l’un des meilleurs au monde en termes de propriétés acoustiques grâce à Albert Kavos qui avait conçu l’auditorium comme un immense instrument de musique.

L’espace de l’auditorium a été considérablement agrandi, ce qui a permis de faire des pavillons avant. La salle a gagné un niveau supplémentaire et est devenue six niveaux pouvant accueillir près de 2300 spectateurs. De part et d’autre, près de la scène, se trouvaient des boîtes aux lettres destinées à la famille royale, au ministère de la cour et à la direction du théâtre. La loge d’apparat du tsar faisait un peu saillie dans la salle et en devenait le centre, en face de la scène. La barrière de la loge royale était soutenue par des consoles en forme d’atlantes coudées. Même des décennies plus tard, tous ceux qui entraient dans cette salle étaient émerveillés par la splendeur framboise-or.

Le lustre de l’auditorium était à l’origine éclairé par 300 lampes à huile. Les lampes ont été soulevées à travers un trou dans le plafond pour être allumées, et autour de ce trou l’académicien Alexei Titov a peint “Apollon et les Muses” mais au lieu d’une des muses caconiques, la muse des hymnes sacrés de Polyhymnia, Titov a représenté le muse de la peinture inventée par lui, avec une palette et un pinceau dans ses mains.

La rapidité de la reconstruction du bâtiment était due au fait que la construction devait être achevée par la célébration à l’occasion du couronnement de l’empereur Alexandre II. Le 20 août 1856, le théâtre a rouvert avec l’opéra de Belini; “Le Puritani” reflétant les goûts de la noblesse de la cour. La splendeur de l’auditorium, le public mondain qui l’emplit et qui fut accueilli par les membres de la famille impériale fut capté par le futur peintre de la cour Romanov Mihai Zichy et, nombre de ses aquarelles furent écrites pour l’album du couronnement qui devint l’une des publications les plus impressionnantes de Russie en poids et en taille.

L’un des événements les plus importants de l’histoire du Ballet du Bolchoï dans la seconde moitié du XIXe siècle a été la production du ballet “Don Quichotte”, dont la première a eu lieu le 14 décembre 1869.

Le 20 février 1877 eut lieu la première mondiale du ballet de Piotr Ilyish Tchaïkovski, le « Lac des cygnes ». Près de 20 ans plus tard, la performance canonique, connue dans le monde entier, a été mise en scène par Petipa et Lev Ivanov.

Tchaïkovski a fait ses débuts au théâtre Bolchoï en tant qu’auteur non seulement de ballet mais aussi d’opéra. Et le 18 janvier 1869, la première de l’opéra “Voyevoda” a eu lieu.

Le 3 février 1884 eut lieu la première mondiale de l’opéra “Mazeppa” et le 19 janvier 1887 la première représentation de l’opéra “Cherevichki” dans lequel Tchaïkovski fit ses débuts en tant que chef d’orchestre avec un grand succès.

Dans les années 1886-1893, l’arrière du bâtiment a été reconstruit sur le projet de l’architecte Eduard Karlovich Gernet et, par conséquent, les colonnes du portique conservées par Kavos se sont retrouvées à l’intérieur de l’entrepôt.

En 1890, une enquête a révélé que les fondations du théâtre reposaient sur des pilotis en bois pourris, elles ont donc été reconstruites en 1894-1898 suite aux projets des architectes Ivan Ivanovich Rerberg, Konstantin Viktorovich Tersky et Karl Yakovlevich Mayevsky.

Une étape sans précédent dans l’histoire du développement du théâtre Bolchoï est associée à Vladimir Telyakovsky. Sous sa direction, le théâtre a atteint un niveau et une importance mondiale. Une nouvelle ère s’ouvrait dans la vie de la société, et donc dans les arts. Le romantisme et le mélodrame appartenaient au passé et le théâtre musical prenait de nouvelles caractéristiques.

le théâtre Bolchoï au 19th century

À partir de 1918, le théâtre Bolchoï a été qualifié d’académique et pendant plusieurs années après la révolution, les disputes sur son sort n’ont pas cessé. Enfin, en 1922, le Présidium du Comité exécutif central panrusse décida de considérer la fermeture du théâtre comme économiquement inopportune.

En 1921, l’état catastrophique du mur semi-circulaire de l’auditorium, qui servait de support aux voûtes des couloirs et à l’ensemble de l’auditorium, est découvert. Les travaux de renforcement du mur ont commencé sous la direction de I. I. Resberg. Le 18 février 1921, l’inauguration du Beethoven Hall a eu lieu. Pendant de nombreuses années, il a servi de plate-forme pour les concerts de chambre des artistes de l’orchestre et des solistes de la troupe d’opéra. En 1922, les artistes du Bolchoï ont commencé à se produire sur la scène du soi-disant Nouveau Théâtre (ancien Théâtre Nezlobin)

Au milieu des années 1920, le Bolchoï n’avait plus à prouver son droit à l’existence, son statut etait tellement renforcé qu’en 1925, il a été décidé de fêter son centenaire en grand. L’ouverture du bâtiment du théâtre Bolchoï Petrovsky, qui a eu lieu en 1825, a été prise comme point de départ.

En 1928, il a été décidé d’éliminer la hiérarchie des rangs des visiteurs et l’architecte PA Tolstykh a replanifié un certain nombre d’escaliers et d’autres locaux du bâtiment.

Depuis le 15 avril 1941, le théâtre Bolchoï, a été reconstruit et le 22 juin 1941 a eu lieu la première de l’opéra Roméo et Juliette de Gounod.

Pendant la Grande Guerre patriotique, d’octobre 1941 à juillet 1943, le théâtre Bolchoï a été évacué à Kuibyshev (ancienne et actuelle Samara), où il donne des représentations d’Eugène Onéguine, du Lac des Cygnes, de La Traviata, d’Aida, de Carmen, de la Dame de Pique…

Pendant son séjour à Kuibyshev, le théâtre Bolchoï a fait don de 198 litres de sang, lavé mille ensembles d’uniformes militaires d’hiver et envoyé sept brigades au front, donnant 1140 concerts. Le Bolchoï a développé des activités d’usine amateur, fournit une aide matérielle aux familles des soldats de première ligne, collecté des fonds pour une colonne de chars et pour la construction d’un escadron, souscrit à un prêt militaire.

Le 22 octobre 1941, une bombe a frappé le bâtiment du théâtre Bolchoï, l’onde de choc est passé obliquement entre les colonnes du portique et percé le mur de façade causant des dégâts importants dans le vestibule.

Malgré les difficultés de la guerre, les travaux de restauration ont commencé dans le théâtre pendant l’hiver 1942, et même si le bâtiment historique était fermé, des représentations ont été jouées à Moscou.

En 1944, Leonid Lavrovsky, en tant que directeur artistique de la troupe de ballet, et la première danseuse étoile Gallerina Ulanova, ont déménagé au Théâtre Bolchoï, soulignant le statut du théâtre en tant que principal théâtre musical de Russie.

À la fin des années 1940 et au début des années 1950, le rôle prioritaire dans la formation du répertoire lyrique a été donné à l’opéra classique russe. Les productions des années d’après-guerre se distinguent par leur ampleur épique et l’ampleur de leurs décisions scéniques.

En 1955, un nouveau rideau de brocart luxueux conçu par FF Fedorovsky est apparu sur la scène du théâtre. C’était la décoration principale de la scène pendant 50 ans.

En 1956, Assaf Messere, s’appuyant sur la production d’Alexander Gorsky, Petipa et Lev Ivanov, met en scène sa propre version du ballet “Swan Lake”. C’est cette version qui a été présentée lors de la tournée légendaire de la troupe de ballet à Londres, qui est entrée dans l’histoire, après quoi elle a commencé à s’appeler le Ballet du Bolchoï dans le monde entier.

En ballet, l’ère de Youri Grigorovich, qui a dirigé la Balshoi Ballet Company de 1964 à 1995 a été très réussie. Il a créé ses propres éditions de presque tous les ballets classiques du répertoire, mis en scène des danses dans plusieurs représentations d’opéra et composé 5 ballets originaux : Casse-Noisette de Tchaïkovski en 1966, Spartacus de Khatchatourian en 1968, Ivan le Terrible sur la musique de Prokofiev en 1975, Angara d’Eshpay en 1976 et The Golden Age de Chostakovitch en 1982.

De 1995 à 2002, une nouvelle scène du théâtre Bolchoï a été construite rue Bolshaya Dmitrovka, maison 4, bâtiment 2 comprenant 879 places. La nouvelle scène s’est ouverte le 29 novembre 2002 avec l’opéra de NA Rimsky-Korsakov “The snow Maiden”.

En 2001, Alexander Vedernikov a été nommé nouveau directeur musical du théâtre et la pratique de la location de spectacles a été introduite. L’implication du Bolchoï dans le processus théâtral mondial a été facilitée par sa participation à des productions communes, qui sont également devenues de plus en plus courantes au fil des ans.

Le 1er juillet 2005, la scène historique du théâtre Bolchoï a été fermée pour reconstruction et a rouvert le 28 octobre 2011 avec un concert de gala avec la participation de danseurs d’opéra et de ballet dans la représentation de “Ruslan et Lyudmila” mise en scène par Dmitri Chernyakov.

Depuis 2013, Vladimir Urin est le directeur général du Théâtre Bolchoï, et sa première année, un orgue à vent a été produit par la société allemande de facture d’orgues Glatter-Götz, a été installé au théâtre Bolchoï.

En 2014, Tugan Sokhiev a été nommé au poste de chef d’orchestre et directeur musical du Bolchoï, qui partageait largement le répertoire et la politique du personnel précédemment introduits.

En juillet 2016, le Théâtre Bolchoï a lancé une série de retransmissions de rue de ses représentations. Elles ont été réalisées sur un écran spécial tous temps monté sur la façade principale du théâtre et, ont été programmées pour coïncider avec le 5e anniversaire de l’achèvement de la restauration.

En 2020, la coopération avec M. Chernyakov s’est poursuivie avec la production de l’opéra Sadko ; Le spectacle est devenu l’un des plus marquants de l’histoire récente du théâtre Bolchoï et a été présenté avec un grand succès dans de nombreux pays.

En mars 2020, au milieu du verrouillage causé par la pandémie de coronavirus, le théâtre Bolchoï a lancé une série d’émissions en ligne sur sa chaîne YouTube officielle. Le premier jour, le ballet “Le Lac des cygnes” a été regardé par plus d’un million de personnes.

Website du théâtre Bolchoï: https://2011.bolshoi.ru/

Si vous aimez, abonnez-vous au site, mettez des likes, écrivez des commentaires !
Assurez-vous de partager sur les réseaux sociaux.
Découvrez Nos Derniers Articles

Bolshoi Theater history

Lire en Français

The Bolshoi theater is one of the most significant opera and ballet theaters in the world and the pride of Moscow. More than 800 works were staged in the theater.

The Bolshoi theater has two dates of birth: March 1776 and January 1825.

Did you know that in English the Bolshoi theater means the big theater?

On March 28, 1776 Catherine II signed a government privilege to Pyotr Vasilyevich Urusov for the maintenance of performances, masquerades, balls and other events for a period of 10 years. This date is considered to be the founding day of the Russian Bolshoi theater.

Автор: Andrey Filippov 安德烈 from Moscow, Russia – Bolshoi Theatre of Russia, CC BY 2.0,

The prince began the construction of the theater on Petrovka street and the theater was named Petrovsky. after the street. Sadly it burned down before opening and the prince handed over the business to his English partner, Mikhail Maddox. So the Petrovky theater was built under his leadership and the Petrovsky theater grand opening was on December 30, 1780.

They gave a solemn prologue “Wanderers”, written by A, Ablesimov, and a large pantomimic ballet “Magic School”, staged by I. Paradise to the music of J. Startzer. After the repertoire was formed mainly from Russian and Italian comic operas with ballets and individual ballets.

“This huge building, built for popular pleasure and amusement … according to the best architects and the approval of the theater connoisseurs, was built and brought to a perfect end with so much strength and profitability that it surpasses almost all noble European theaters.”

This is how the Moskovskie newspaper responded to the opening of the Petrovsky Theater.

The building, designed by architect Christian Rozberg, was built in just 5 months. The theater had an auditorium with three tiers of boxes, a gallery, a stalls with twenty rows of benches and a spacious “parquet” between the stalls and the stage, where chairs were installed for “special” visitors, and other public could stand. It accommodated almost a thousand people.

In addition there were necessary office space, numerous foyers and halls, including the “masquerade room”.

In 1788, the Rotunda was added to the building and was the center of both cultural and social life from the very beginning of its existence.

In 1794, due to financial difficulties, Maddox was forced to transfer the theater to the treasury and the Petrovsky theater became the Imperial.

In 1802-1803, the theater was given to Prince Volkonsky who was the owner of one of the best Moscow theater troupes. But in 1804, the theater once again came under the jurisdiction of the Board of Trustees and Prince Volkonsky was appointed his director.

Once again after 25 years, on October 8, 1805 the Petrovsky theater burned downed. The troupes began to perform on private stage until the new Arbat Theater was built by K. I. Rossi on Arbat square in 1808.

Having existed only four years, the theater building burned down during the Moscow fire of 1812.

After that the theater was located on Znamenka in the house of Apraksin, which had been built in 1792 by the architect F. Camporesi. The theater room in Apraksin’s house was cramped and uncomfortable, instead of chairs there were benches covered with coarse cloth and several times there were fires in the theater.

A few years later, in 1818, the troupes was provided with a renovated theater on Mokhovaya, where they had once performed before the war of 1812.

In 1819 a competition was announced for the construction of a new theater. Andrei Mikhailov was recognized as the winner but his project was too expensive and was redesigned by Osip Bove. He preserved the basic of Mikhailov’s composition, but changed the proportion of the building, and made significant adjustments to its exterior and interior decoration.

The theater was to become the composition center of the Empire city temple, glorifying the victory in the Patriotique War. The construction began in 1820 and the new “Bolshoi Petrovky Theater” opened on January 6, 1825 with the performance “The triumph of te Muses” which was a great success. The roles were played by the best Moscow actors: the tragedian P. S. Mochalov, N. V. Lavrov, F. Gyullen-Sor. The theater critic Sergei Timofeevich Aksakov memories of this discovery have been preserved:

The Bolshoi Petrovky Theater, which arose from old, charred ruins … amazed and delighted me … A magnificent huge building, exclusively dedicated to my favorite art, already with its appearance alone led me into joyful excitements”

In 1842, the theater came under the leadership of the Saint Petersburg Directorate of Imperial Theaters. Alexei Nikolaevich Verstovsky was appointed manager of the Moscow theater office until 1859 and an opera troupe arrived in Moscow from Saint Petersburg.

In 1943 a major reconstruction of the theater building was carried out according to the project of the architect Alexander Stepanovich Nikitin. The lonic capitals of the portico were replaced with capitals of the Érechthéion type, the line of side boxes were rebuilt as well as the couloirs and stage part, where the rear stage appeared.

On March 11, 1853 the theater once more burned down and only the outer walls of the building and the colonnade of the portico survived.

Albert Kavos was the new architect and the Theater was restored in three years. The volume of the building and the layout were preserved, but the height was slightly increased. Albert Kavos changed the proportions and completely redesigned the architectural decor, designing the facades in the spirit of early eclecticism. Instead of the alabaster sculpture of Apollo that died in the fire, a bronze quadriga by Pyotr Klodt was placed over the entrance of the portico, and a plaster double headed eagle which is the state emblem of the Russian Empire was placed on the pediment.

The theatrical architect paid the main attention to the auditorium and the stage part, and in the second half of the 19th century, the Bolshoi Theater was considered one of the best in the world in terms of its acoustic properties thanks to Albert Kavos who had designed the auditorium as a huge musical instrument.

The space of the auditorium was significantly expended, which made it possible to make front lodges. The hall gained one more tier, and became six-tiered, accommodating almost 2300 spectators. On both sides, near the stage, there were letter boxes intended for the royal family, the ministry of the court and the theater directorate. The ceremonial Tsar’s box protruded a little into the hall and became its center, opposite the stage. The barrier of the Royal Lodge was supported by consoles in the form of bent atlantes. Even decades later everyone who entered this hall was amazed by the raspberry-gold splendor.

The chandelier of the auditorium was originally light by 300 oil lamps. The lamps were raised through a hole in the ceiling to be lit, and around this hole the Academician Alexei Titov painted “Apollo and the Muses” but instead of one of the canonical muses, the muse of the sacred hymns of Polyhymnia, Titov depicted the muse of painting invented by him, with a palette and a brush in her hands.

The speed of the reconstruction of the building was due to the fact that the construction had to be completed by the celebration on the occasion of the coronation of Emperor Alexander II. In August 20, 1856 the theater reopened with Belini’s opera;”Le Puritani” reflecting the tastes of the court nobility. The splendor of the auditorium, the high-society audience that filled it and was greeted by members of the imperial family was captured by the future Romanov court painter Mihai Zichy and a number of his watercolors were written for the coronation album which became one of the most impressive publications in Russia in weight and size.

One of the most significant events in the history of the Bolshoi Ballet in the 2nd half of the 19th century was the production of the ballet “Don Quixote” which premiered on December 14, 1869.

On February 20, 1877 the world premiere of Pyotr Ilyish Tchaikovsky’s ballet the “Swan Lake” took place. Almost 20 years later the canonical performance , known throughout the world, was staged by Petipa and Lev Ivanov.

Tchaikovsky made his debut at the Bolshoi theater as an author of not only ballet but also opera. And in January 18, 1869 the premiere of the opera “Voyevoda” took place.

On February 3, 1884, the world premiere of the opera “Mazeppa” took place, and on January 19, 1887 the first performance of the opera “Cherevichki” in which Tchaikovsky made his debut as a conductor with great success.

In the years 1886-1893 the back side of the building was rebuilt on the project of the architect Eduard Karlovich Gernet and as a result the columns of the portico preserved by Kavos ended up inside the warehouse.

In 1890 a survey reveled that the foundations of the theater rested on rotted wooden piles so they were rebuilt in 1894-1898 following the projects of the architects Ivan Ivanovich Rerberg, Konstantin Viktorovich Tersky and Karl Yakovlevich Mayevsky.

An unprecedented stage in the history of the development of the Bolshoi Theater is associated with Vladimir Telyakovsky. Under his leadership the theater reached a world level and significance. A new era began in the life of society, and therefore in arts. Romanticism and melodramatism were a thing of the past and musical theater took on new features.

Beginning in 1918, the Bolshoi Theater was called academic and for several years after the revolution disputes about its fate did not stop. Finally in 1922, the Presidium of all-Russian Central Executive Committee decided to consider the closure of the theater economically inexpedient.

In 1921, the catastrophic condition of the semicircular wall of the auditorium, which served as a support for the vaults of corridors and the entire auditorium was discovered. Work to strengthen the wall began under the leadership of i. I. Resberg. On February 18, 1921, the grand opening of the Beethoven Hall took place. For many years it functioned as a platform for chamber concerts of orchestra artists and soloists of the opera troupe. In 1922, Bolshoi artits began to perform on the stage of the so-called New Theater (former Nezlobin Theater)

By the mid-1920s, the Bolshoi no longer had to prove its right to exist, its status was strenghthened so much that in 1925 it was decided to celebrate its centenary on a grand scale. The opening of the building of the Bolshoi Petrovsky Theater, which took place in 1825 was taken as a starting point.

In 1928, it was decided to eliminate the rank hierarchy of visitors, and the architect P. A. Tolstykh replanned a number of stairs and other premises of the building.

Since April 15, 1941 the Bolshoi Theater has been reconstructed and on June 22, 1941 the premiere of Gounod’s opera Romeo and Juliet was held.

During the Great Patriotic War, from October 1941 to July 1943 the Bolshoi theater was evacuated to Kuibyshev (former and present Samara), where it staged performances of Eugene Onegin, Swan Lake, La Traviata, Aida, Carmen, The Queen of Spades…

During his stay in Kuibyshev, the Bolshoi Theater donated 198 liters of blood, washed a thousand sets of winter military uniforms, and sent seven brigades to the front, giving 1140 concerts. Bolshoi developed amateur factory activities, provided material assistance to the families of the front line soldiers, raised money for a tank column and for the construction of a squadron, subscribed to a military loan.

On October 22, 1941 a bomb hit the building of the Bolshoi Theater, the blast wave passed obliquely between the columns of the portico and broke through the front wall causing significative damage in the vestibule.

Despite the hardship of the war restauration work began in the theater in the winter of 1942, and even though the historic building was closed performances were played in Moscow.

In 1944, Leonid Lavrovsky, as the new artistic director of the ballet troupe, and the leading prima ballerina Gallerina Ulanova, moved to the Bolshoi Theater emphasizing the status of the theater as the main musical theater of Russia.

In the late 1940s and early 1950s, the priority role in the formation of the operatic repertoire was given to Russian classical opera. The productions of the post-war years were notables for their epic scale and the scale of their stage decisions.

In 1955 a new luxurious brocade curtain designed by F. F. Fedorovsky appeared on the stage of the theater. It was the main decoration of the stage for 50 years.

In 1956, Assaf Messere, relying on the production of Alexander Gorsky, Petipa and Lev Ivanov, staged his own version of the ballet “Swan Lake”. It was this version that was shown on the legendary tour of the ballet troupe in London, which went down in history, after which it began to be called the Bolshoi Ballet all over the world.

In ballet, the era of Yuri Grigorovich, who directed the Balshoi Ballet Company from 1964 to 1995 was very successful. He created his own editions of almost all classical ballets in the repertoire, staged dances in several opera performances and composed 5 original ballets: The Nutcracker by Tchaikovsky in 1966, Spartacus by Khachaturian in 1968, Ivan the Terrible to the music of Prokofiev in 1975, Angara by Eshpay in 1976 and The Golden Age by Shostakovitch in 1982.

From 1995 to 2002 a new stage of the Bolshoi Theater was built on Bolshaya Dmitrovka street, house 4, building 2 including 879 seats. The new stage opened on November 29, 2002 with N. A. Rimsky-Korsakov’s opera “The snow Maiden”.

In 2001, Alexander Vedernikov was appointed as the new musical director of the theater, and the practice of showing rental performances was introduced. The involvement of the Bolshoi in the world theatrical process was facilitated by his participation in joint productions, which also became more and more common over the years.

On July 1, 2005 the historical Stage of the Bolshoi Theater was closed for reconstruction and reopened on October 28, 2011 with a gala concert with the participation of opera and ballet dancers in the performance of “Ruslan and Lyudmila” staged by Dmitri Chernyakov.

Since 2013 Vladimir Urin has been the general director of the Bolshoi Theater, and his first year a new wind organ produced by the German organ building company Glatter-Götz, was installed at the Bolshoi theater.

In 2014, Tugan Sokhiev was appointed to the post of chief conductor and musical director of the Bolshoi, who largely shared the previously introduced repertoire and personnel policy.

In July 2016, the Bolshoi Theater launched a series of street broadcasts of its performances which were carried out on a special all-weather screen mounted on the main facade of the theater and were timed to coincide with the 5th anniversary of the completion of the restoration.

In 2020, cooperation with Mr. Chernyakov continued with the production of the opera Sadko; The performance became one of the most striking in the recent history of the Bolshoi theater and was showned with great success in many countries.

In March 2020, amid the lockdown caused by the coronavirus pandemic, the Bolshoi theater began a series of online broadcasts on its official YouTube channel. On the first day, the ballet “Swan Lake” was watched by more than 1 million people.

Bolshoi theater website: https://2011.bolshoi.ru/

Si vous aimez, abonnez-vous au site, mettez des likes, écrivez des commentaires !
Assurez-vous de partager sur les réseaux sociaux.
Découvrez Nos Derniers Articles