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Poème: “Et j’ai revu l’enfant unique : il m’a semblé…” de Paul Verlaine

Sagesse

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< < < Les chères mains qui furent miennes…
Voix de l’Orgueil : un cri puissant comme d’un cor… > > >


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Et j’ai revu l’enfant unique : il m’a semblé
Que s’ouvrait dans mon cœur la dernière blessure,
Celle dont la douleur plus exquise m’assure
D’une mort désirable en un jour consolé.

La bonne flèche aiguë et sa fraîcheur qui dure !
En ces instants choisis elles ont éveillé
Les rêves un peu lourds du scrupule ennuyé,
Et tout mon sang chrétien chanta la Chanson pure.

J’entends encor, je vois encor ! Loi du devoir
Si douce ! Enfin je sais ce qu’est entendre et voir,
J’entends, je vois toujours ! Voix des bonnes pensées,

Innocence, avenir ! Sage et silencieux.
Que je vais vous aimer, vous un instant pressées.
Belles petites mains qui fermerez nos yeux !


Dessin de Verlaine. Une soirée chez Verlaine à l'hôtel meublé de l'impasse Royer-Collard en 1889, paru dans La Plume en 1896.
Une soirée chez Verlaine par Verlaine – 1889, .


< < < Les chères mains qui furent miennes…
Voix de l’Orgueil : un cri puissant comme d’un cor… > > >

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