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Poème: “Ballade XXIII” de Charles d’Orléans

Poésies complètes, Flammarion, 1915

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Ballades I à LXXI

Ballade XXIII

***

     Loyal Espoir, trop je vous voy dormir,
Resveilliez vous et Joyeuse Pensée,
Et envoyez un plaisant souvenir
Devers mon cueur, de la plus belle née
Dont au jour d’ui coure la renommée ;
Vous ferez bien d’un peu le resjoïr.
Tristesse s’est avecques lui logiée ;
Ne lui vueilliez à son besoing faillir.
     Car Dangier l’a desrobé de Plaisir,
Et que pis est, a de lui eslongnée
Celle qui plus le povoit enrichir ;
C’est sa dame tresloyaument amée.
Oncques cueur n’eut si dure destinée.
Pour Dieu, Espoir, venez le secourir ;
Il a en vous sa fiance fermée,
Ne lui vueiiliez à son besoing faillir.
     Par Povreté lui fault son pain querir
À l’uis d’Amours par chascune journée,
Or lui vueiiliez l’aumosne departir
De Lyesse, que tant a désirée.
Avancés vous, sans faire demourée
Pensez de lui, vous savez son desir,
Par vous lui soit quelque grace donnée,
Ne lui vueiiliez à son besoing faillir.

ENVOI

     Seulle sans per, de toutes gens louée
Et de tous biens entierement douée,
Mon cueur ces maulx seuffre pour vous servir,
Sa loyauté vous soit recommandée,
Ne lui vueiiliez à son besoing faillir.



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