Découvrez le célèbre tableau “Les freux sont arrivées” d’Alexey Savrasov

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“Les freux sont arrivées” est considéré comme l’œuvre la plus célèbre de Savrassov. Dans ce tableau, l’artiste russe a montré un exemple d’une nouvelle vision du monde, très réaliste et supérieure aux classiques. “Les freux sont arrivées” a ouvert la voie au style lyrique dans la peinture russe et a marqué une nouvelle étape dans le développement de la peinture de paysage russe. Les connaisseurs de la peinture ont tellement aimé le tableau que l’artiste a dû répéter le tableau plusieurs fois.

“Les freux sont arrivées” (Грачи прилетели) est une huile sur toile de 62X48,5 cm peinte par Alexei Savrasov (Алексей Саврасов) en 1871. C’est un paysage réaliste qui se trouve maintenant à la Galerie nationale Tretiakov.

L’image représente un jour de printemps, couvert, mais d’après les premiers messagers du printemps que sont les freux, le printemps se fait déjà sentir et n’est pas loin. Les premiers oiseaux du printemps s’affairent sur trois bouleaux noueux : les jeunes couples construisent de nouveaux nids, les vieux renouvellent ceux de l’an dernier.

"The Rooks Have Arrived" by Alexey Savrasov

Alexei Savrasov, a commencé à écrire le futur chef-d’œuvre en mars 1871 dans le village de Molvitino (maintenant rebaptisé Susanino) où il n’a fait que des esquisses, finalisant la partie principale dans son atelier de Moscou.

Près de la moitié de la toile est occupée par le ciel. Des cumulus l’arpentent, les couleurs du ciel passent du gris blanchâtre au bleu pâle, une couleur très printanière. Il donne à l’image une légèreté extraordinaire.

Le soleil illumine de mille feux des troncs de bouleaux, une palissade en bois, les toits des cases du village, et le clocher en croupe de l’église de la Résurrection. Un autre signe que malgré l’abondance de nuances grises et bleutées, Savrasov a représenté une journée ensoleillée sont les ombres fines des troncs d’arbres sur la neige.

"The Rooks Have Arrived" part birches and birds by Alexey Savrasov

Au premier plan de l’image se trouvent plusieurs bouleaux tordus, encore nus. Leurs fines branches sont dirigées vers le haut, vers le soleil. De nombreuses corbeau freux font leur nid, volent de branche en branche, s’affairent. C’est l’arrivée de ces freux qui est un symbole du printemps à venir. Ils sont connus pour être des oiseaux migrateurs. Ils quittent leurs nids à l’automne, mais retournent dans ces terres chaudes au printemps. On peut aussi voir les traces d’oiseaux sur la neige. Il y a un saule caché derrière les bouleaux nus qui sert aussi de métaphore à la résurrection : avec ses branches, analogue des rameaux de palmier dans un climat froid, le dimanche des Rameaux était traditionnellement célébré en Rus’.

Au pied des bouleaux, il y a des taches sombres et dégelées dans la neige, et on peut déjà voir de petites flaques d’eau, signe qu’il fait plus chaud dehors. Pour rendre la couleur de la neige, l’artiste utilise diverses nuances de blanc, bleuté, gris. Au loin, au soleil, la croûte glacée semble même légèrement dorée.

Le ciel bleu-gris se reflète dans l’étang, qui s’est déjà débarrassé de la glace. Des arbres nus y sont également visibles. Savrasov a ajouté un peu de couleur vert pâle dans la zone où un buisson de genévrier est visible dans l’eau. 

"The Rooks Have Arrived" part church by Alexey Savrasov

Il y a une église rurale avec un clocher en croupe visible derrière les bouleaux nous rappelant la résurrection du Christ. Les murs du temple et le clocher hexagonal sont blancs, du plâtre écaillé est visible ici et là. L’architecture de l’église suggère que nous avons devant nous un ancien bâtiment qui se dresse dans le village depuis des centaines d’années. C’est l’église orthodoxe de la résurrection du Christ dans le village de Molvitino (aujourd’hui Susanino). L’église a été construite à la fin du 17ème siècle et s’y trouve toujours aujourd’hui. 

"The Rooks Have Arrived" part fields by Alexey Savrasov

Derrière l’église, des champs sans fin s’ouvrent avec de la neige qui n’a pas encore complètement fondu.

En bas à gauche l’artiste a signé son tableau.

"The Rooks Have Arrived" signature by Alexey Savrasov

Pour améliorer le son spatial de l’image, Savrasov a légèrement perturbé la perspective. Le premier plan de l’image est représenté de telle manière que l’artiste semble être proche du sol. Mais sous cet angle, l’horizon devrait être assez bas, alors que sur la photo il est représenté approximativement au milieu de la toile, au niveau des coupoles des églises. Cela a été fait par l’artiste afin de mieux montrer les distances à plat, qui jouent un rôle sémantique et figuratif important dans l’image. 

Dans cette peinture, l’artiste a représenté de la manière la plus précise et la plus crédible le paysage russe, l’âme russe et leur nature.

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En 1997, lors de la célébration du 100e anniversaire de la mort du grand artiste, la Banque centrale de Russie a émis une pièce commémorative en argent avec un portrait d’Alexei Savrasov représenté dessus et un fragment de son célèbre tableau “Les freux sont arrivées”.

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Discover the famous painting “The Rooks Have Arrived” by Alexey Savrasov

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“The Rooks Have Arrived” is considered Savrasov’s most famous work. In this painting the Russian artist showed an example of a new vision of the world, very realistic and superior to the classics. “The Rooks Have Arrived” opened the way for the lyrical style in Russian painting, and marked a new milestone in  the development of Russian landscape painting”. Connoisseurs of painting liked the painting so much that the artist had to repeat the painting several times.

“The Rooks Have Arrived” (Грачи прилетели) is an oil on canvas of 62X48.5 cm painted by Alexei Savrasov (Алексей Саврасов) in 1871. It is a realistic landscape which is now in the State Tretyakov Gallery.

The picture depicts a spring day, overcast, but according to the first messengers of spring which are the rooks, the spring is already felt and is not far away. The first spring birds fuss on three gnarled birch trees: Young couples build new nests, old birds renew last year’s ones.

"The Rooks Have Arrived" by Alexey Savrasov

Alexei Savrasov, began to write the future masterpiece in March 1871 in the village of Molvitino (now renamed Susanino) where he made only sketches, finalizing the main part in his Moscow workshop.

Almost half of the canvas is occupied by the sky. Cumulus clouds roam it, the colors of the sky change from whitish-gray to pale blue, a very spring color. It gives the picture an extraordinary lightness.

The sun brightly illuminates birch trunks, a wooden fence, the roofs of village huts, and the hipped bell tower of the Resurrection Church. Another sign that, despite the abundance of gray and bluish shades, Savrasov depicted a sunny day are the thin shadows from tree trunks on the snow.

"The Rooks Have Arrived" part birches and birds by Alexey Savrasov

In the foreground of the picture are several twisted, still bare birches. Their thin branches are directed upwards, towards the sun. There are many black rooks making their nests, flying from branch to branch, busying themselves. It is the arrival of these rooks that is a symbol of the coming spring. They are known to be migratory birds. They leave their nests in autumn, but return to these warm lands again in spring. We can also see the traces of birds on the snow. There is a willow hidden behind the bare birches which also serves as a metaphor for the resurrection: with its branches, an analogue of palm branches in a cold climate, Palm Sunday was traditionally celebrated in Rus’.

At the foot of the birches there are dark, thawed patches in the snow, and small puddles can already be seen, which is a sign that it is getting warmer outside. To convey the color of snow, the artist uses various shades of white, bluish, gray. In the distance, in the sun, the icy crust seems even light golden.

Blue-gray sky is reflected in the pond, which has already got rid of the ice. Bare trees are also visible in it. Savrasov added a little pale green color in the area where a juniper bush is visible in the water. .

"The Rooks Have Arrived" part church by Alexey Savrasov

There is an inconspicuous rural church with a hipped bell tower visible behind the birches reminding us of the resurrection of Christ. . The walls of the temple and the hexagonal bell tower are white, peeling plaster is visible here and there. The architecture of the church suggests that we have before us an ancient building that has stood in the village for hundreds of years. It is the Orthodox Church of the Resurrection of Christ in the village of Molvitino (now Susanino). The church was built at the end of the 17th century and still stands there now.

"The Rooks Have Arrived" part fields by Alexey Savrasov

Behind the church, endless fields open up with snow that has not completely melted yet.

On the bottom left the artist signed his painting.

"The Rooks Have Arrived" signature by Alexey Savrasov

To enhance the spatial sound of the image, Savrasov slightly disturbed the perspective. The foreground of the picture is depicted in such a way that the artist seems to be close to the ground. But from this angle , the horizon would have to be quite low, while in the picture it is depicted approximately in the middle of the canvas, at the level of church domes. This was done by the artist in order to better show the flat distances, which play an important semantic and figurative role in the picture. 

In this painting, the artist most accurately and believably depicted the Russian landscape, the Russian soul, and their nature.

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In 1997, when the 100th anniversary of the death of the great artist was celebrated, the Central Bank of Russia issued a commemorative silver coin with a portrait of Alexei Savrasov depicted on it and a fragment of his famous painting “The Rooks Have Arrived”.

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Histoire et synopsis de « Candide » de Voltaire

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“Candide”, également appelé “l’Optimisme” est un satire français et l’œuvre la plus connue de Voltaire, laquelle a été publiée pour la première fois en 1759. C’est un conte philosophique qui est souvent salué comme un texte paradigmatique des Lumières, mais il est aussi une attaque ironique sur ses croyances optimistes. Parce que le livre se moque ouvertement du gouvernement et de l’église, l’ouvrage et son auteur ont été immédiatement dénoncés par les autorités laïques et religieuses après sa publication. Candide est maintenant disponible dans notre section de livres bilingues (anglais/français)

Voltaire
Candide bilingue français/anglaisCandide en françaisCandide en anglais

Le Grand Conseil de Genève et les administrateurs de Paris ont interdit “Candide” fin février 1759, mais il réussit néanmoins à se vendre entre vingt mille et trente mille exemplaires à la fin de l’année en plus de vingt éditions, cela en fait un best-seller. En 1762, Candide a été répertorié dans l ‘ Index Librorum Prohibitorum , la liste des livres interdits de l’Église catholique romaine. Pendant longtemps, les États-Unis ont considéré « Candide » comme une œuvre pionnière de la littérature occidentale et l’ont interdit jusqu’au XXe siècle.

“Candide” a été inspiré par un certain nombre d’événements historiques, notamment la guerre de Sept Ans et le tremblement de terre de Lisbonne de 1755, le tsunami et les incendies qui en ont résulté à la Toussaint.

Derrière une façade ludique se cache une critique très dure de la civilisation européenne contemporaine où des gouvernements européens comme la France, la Prusse, le Portugal et l’Angleterre sont chacun attaqués sans pitié par l’auteur ce qui en a irrité plus d’un.

En 1953, “Candide a été adapté pour l’émission d’anthologie de la radio “On Stage”. Il a également été adapté en tant qu’opérette comique qui a ouvert ses portes à Broadway en tant que comédie musicale le 1er décembre 1956. En 1973, la BBC a produit une adaptation télévisée de “Candide” En plus de ce qui précède, “Candide” a également été transformé en un numéro de films mineurs et d’adaptations théâtrales tout au long du XXe siècle. 

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Aperçu

Candide by Voltaire

Candide, notre jeune et naïf héros est éduqué à une philosophie optimiste par son tuteur Pangloss. Il tombe amoureux de la fille du baron, Cunégonde, et est contraint de quitter le château lorsque le baron apprend leur amour. Candide s’engage dans l’armée et c’est le début d’une série d’épreuves et de désastres qu’il va rencontrer. Il vit les horreurs de la guerre, des viols, des vols, des pendaisons, des naufrages, des tremblements de terre, du cannibalisme et de l’esclavage. Ces expériences érodent la croyance optimiste de Candide.

Candide bilingue français/anglaisCandide en françaisCandide en anglais

Début de la piece

CHAPITRE I.
Comment Candide fut élevé dans un beau château, et comment il fut chassé d’icelui.
Il y avait en Vestphalie, dans le château de M. le baron de Thunder-ten-tronckh, un jeune garçon à qui la nature avait donné les moeurs les plus douces. Sa physionomie annonçait son âme. Il avait le jugement assez droit, avec l’esprit le plus simple; c’est, je crois, pour cette raison qu’on le nommait Candide. Les anciens domestiques de la maison soupçonnaient qu’il était fils de la soeur de monsieur le baron et d’un bon et honnête gentilhomme du voisinage, que cette demoiselle ne voulut jamais épouser parce qu’il n’avait pu prouver que soixante et onze quartiers, et que le reste de son arbre généalogique avait été perdu par l’injure du temps.
Monsieur le baron était un des plus puissants seigneurs de la Westphalie, car son château avait une porte et des fenêtres. Sa grande salle même était ornée d’une tapisserie. Tous les chiens de ses basses-cours composaient une meute dans le besoin; ses palefreniers étaient ses piqueurs; le vicaire du village était son grand-aumônier. Ils l’appelaient tous monseigneur, et ils riaient quand il fesait des contes.
Madame la baronne, qui pesait environ trois cent cinquante livres, s’attirait par là une très grande considération, et fesait les honneurs de la maison avec une dignité qui la rendait encore plus respectable. Sa fille Cunégonde, âgée de dix-sept ans, était haute en couleur, fraîche, grasse, appétissante. Le fils du baron paraissait en tout digne de son père. Le précepteur Pangloss[1] était l’oracle de la maison, et le petit Candide écoutait ses leçons avec toute la bonne foi de son âge et de son caractère.
[1] De pan, tout, et glossa, langue. B.
Pangloss enseignait la métaphysico-théologo-cosmolonigologie. Il prouvait admirablement qu’il n’y a point d’effet sans cause, et que, dans ce meilleur des mondes possibles, le château de monseigneur le baron était le plus beau des châteaux, et madame la meilleure des baronnes possibles.
Il est démontré, disait-il, que les choses ne peuvent être autrement; car tout étant fait pour une fin, tout est nécessairement pour la meilleure fin. Remarquez bien que les nez ont été faits pour porter des lunettes; aussi avons-nous des lunettes[2]. Les jambes sont visiblement instituées pour être chaussées, et nous avons des chausses. Les pierres ont été formées pour être taillées et pour en faire des châteaux; aussi monseigneur a un très beau château: le plus grand baron de la province doit être le mieux logé; et les cochons étant faits pour être mangés, nous mangeons du porc toute l’année: par conséquent, ceux qui ont avancé que tout est bien ont dit une sottise; il fallait dire que tout est au mieux.
[2] Voyez tome XXVII, page 528; et dans les Mélanges, année 1738, le chapitre XI de la troisième partie des Éléments de la philosophie de Newton; et année 1768, le chapitre X des Singularités de la nature. B.
Candide écoutait attentivement, et croyait innocemment; car il trouvait mademoiselle Cunégonde extrêmement belle, quoiqu’il ne prît jamais la hardiesse de le lui dire. Il concluait qu’après le bonheur d’être né baron de Thunder-ten-tronckh, le second degré de bonheur était d’être mademoiselle Cunégonde; le troisième, de la voir tous les jours; et le quatrième, d’entendre maître Pangloss, le plus grand philosophe de la province, et par conséquent de toute la terre.
Un jour Cunégonde, en se promenant auprès du château, dans le petit bois qu’on appelait parc, vit entre des broussailles le docteur Pangloss qui donnait une leçon de physique expérimentale à la femme de chambre de sa mère, petite brune très jolie et très docile. Comme mademoiselle Cunégonde avait beaucoup de disposition pour les sciences, elle observa, sans souffler, les expériences réitérées dont elle fut témoin; elle vit clairement la raison suffisante du docteur, les effets et les causes, et s’en retourna tout agitée, toute pensive, toute remplie du désir d’être savante, songeant qu’elle pourrait bien être la raison suffisante du jeune Candide, qui pouvait aussi être la sienne.
Elle rencontra Candide en revenant au château, et rougit: Candide rougit aussi. Elle lui dit bonjour d’une voix entrecoupée; et Candide lui parla sans savoir ce qu’il disait. Le lendemain, après le dîner, comme on sortait de table, Cunégonde et Candide se trouvèrent derrière un paravent; Cunégonde laissa tomber son mouchoir, Candide le ramassa; elle lui prit innocemment la main; le jeune homme baisa innocemment la main de la jeune demoiselle avec une vivacité, une sensibilité, une grâce toute particulière; leurs bouches se rencontrèrent, leurs yeux s’enflammèrent, leurs genoux tremblèrent, leurs mains s’égarèrent. M. le baron de Thunder-ten-tronckh passa auprès du paravent, et voyant cette cause et cet effet, chassa Candide du château à grands coups de pied dans le derrière. Cunégonde s’évanouit: elle fut souffletée par madame la baronne dès qu’elle fut revenue à elle-même; et tout fut consterné dans le plus beau et le plus agréable des châteaux possibles.

Continuer la lecture (CHAPITRE II)

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History and synopsis of “Candide” by Voltaire

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“Candide”, also called “l’Optimisme” is a French satire and the best-known work of Voltaire which was first published in 1759. It is a philosophical tale which is often hailed as a paradigmatic text of the Enlightenment, but it is also an ironic attack on its optimistic beliefs. Because the book openly derides government and church alike  the work and its author were immediately denounced by both secular and religious authorities after its publication. Candide is now available in our bilingual book section (English/French)

Voltaire
Candide bilingual French/EnglishCandide FrenchCandide English

The Grand Council of Geneva and the administrators of Paris banned “Candide” by the end of February 1759, but it nevertheless succeeded in selling twenty thousand to thirty thousand copies by the end of the year in over twenty editions, making it a best seller. In 1762, Candide was listed in the Index Librorum Prohibitorum, the Roman Catholic Church’s list of prohibited books. For a long time, the United States considered “Candide” a seminal work of Western literature and banned it well into the twentieth century.

“Candide” was inspired by a number of historical events, most notably the Seven Years’ War and the 1755 Lisbon earthquake, tsunami and resulting fires of All Saints’ Day.

Behind a playful facade lies very harsh criticism of contemporary European civilization where European governments such as France, Prussia, Portugal and England are each attacked ruthlessly by the author which angered many.

In 1953 “Candide was adapted for the Radio anthology program “On Stage”. It was also adapted as a comic operetta which first opened in Broadway as a musical on December 1st, 1956. In 1973, the BBC produced a television adaptation of “Candide” In addition to the above, “Candide” was also made into a number of minor films and theatrical adaptations throughout the twentieth century. 

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Overview

Candide by Voltaire

Candide, our young and naive hero is schooled in an optimistic philosophy by his tutor Pangloss. He falls in love with the baron’s daughter, Cunégonde, and is forced to leave the castle when the baron learns of their love. Candide joins the army and it is the beginning of s series of hardships and disasters that he will encounter. He experiences the horrors of war, rape, theft, hanging, shipwrecks, earthquakes, cannibalism, and slavery. These experiences erode Candide’s optimistic belief.

Candide bilingual French/EnglishCandide FrenchCandide English

Beginning of the play

I
HOW CANDIDE WAS BROUGHT UP IN A MAGNIFICENT CASTLE, AND HOW HE WAS EXPELLED THENCE.
In a castle of Westphalia, belonging to the Baron of Thunder-ten-Tronckh, lived a youth, whom nature had endowed with the most gentle manners. His countenance was a true picture of his soul. He combined a true judgment with simplicity of spirit, which was the reason, I apprehend, of his being called Candide. The old servants of the family suspected him to have been the son of the Baron’s sister, by a good, honest gentleman of the neighborhood, whom that young lady would never marry because he had been able to prove only seventy-one quarterings, the rest of his genealogical tree having been lost through the injuries of time.
The Baron was one of the most powerful lords in Westphalia, for his castle had not only a gate, but windows. His great hall, even, was[Pg 2] hung with tapestry. All the dogs of his farm-yards formed a pack of hounds at need; his grooms were his huntsmen; and the curate of the village was his grand almoner. They called him “My Lord,” and laughed at all his stories.
The Baron’s lady weighed about three hundred and fifty pounds, and was therefore a person of great consideration, and she did the honours of the house with a dignity that commanded still greater respect. Her daughter Cunegonde was seventeen years of age, fresh-coloured, comely, plump, and desirable. The Baron’s son seemed to be in every respect worthy of his father. The Preceptor Pangloss[1] was the oracle of the family, and little Candide heard his lessons with all the good faith of his age and character.
Pangloss was professor of metaphysico-theologico-cosmolo-nigology. He proved admirably that there is no effect without a cause, and that, in this best of all possible worlds, the Baron’s castle was the most magnificent of castles, and his lady the best of all possible Baronesses.
“It is demonstrable,” said he, “that things cannot be otherwise than as they are; for all being created for an end, all is necessarily for the best end. Observe, that the nose has been formed to bear spectacles—thus we have spectacles. Legs are visibly designed for stockings[Pg 3]—and we have stockings. Stones were made to be hewn, and to construct castles—therefore my lord has a magnificent castle; for the greatest baron in the province ought to be the best lodged. Pigs were made to be eaten—therefore we eat pork all the year round. Consequently they who assert that all is well have said a foolish thing, they should have said all is for the best.”
Candide listened attentively and believed innocently; for he thought Miss Cunegonde extremely beautiful, though he never had the courage to tell her so. He concluded that after the happiness of being born of Baron of Thunder-ten-Tronckh, the second degree of happiness was to be Miss Cunegonde, the third that of seeing her every day, and the fourth that of hearing Master Pangloss, the greatest philosopher of the whole province, and consequently of the whole world.
One day Cunegonde, while walking near the castle, in a little wood which they called a park, saw between the bushes, Dr. Pangloss giving a lesson in experimental natural philosophy to her mother’s chamber-maid, a little brown wench, very pretty and very docile. As Miss Cunegonde had a great disposition for the sciences, she breathlessly observed the repeated experiments of which she was a witness; she clearly perceived [Pg 4]the force of the Doctor’s reasons, the effects, and the causes; she turned back greatly flurried, quite pensive, and filled with the desire to be learned; dreaming that she might well be a sufficient reason for young Candide, and he for her.
She met Candide on reaching the castle and blushed; Candide blushed also; she wished him good morrow in a faltering tone, and Candide spoke to her without knowing what he said. The next day after dinner, as they went from table, Cunegonde and Candide found themselves behind a screen; Cunegonde let fall her handkerchief, Candide picked it up, she took him innocently by the hand, the youth as innocently kissed the young lady’s hand with particular vivacity, sensibility, and grace; their lips met, their eyes sparkled, their knees trembled, their hands strayed. Baron Thunder-ten-Tronckh passed near the screen and beholding this cause and effect chased Candide from the castle with great kicks on the backside; Cunegonde fainted away; she was boxed on the ears by the Baroness, as soon as she came to herself; and all was consternation in this most magnificent and most agreeable of all possible castles.

Continue reading (II)

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Progrès du Site semaine du 27 Octobre 2022

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Cette semaine, j’ai mis à jour la page de tous nos articles (all our posts) , puis j’ai ajouté un livre de littérature américaine intitulé “The Red Badge of Courage” de Stephen Crane. Il est disponible en lecture ou en téléchargement en anglais et en français. J’ai aussi continué à travailler sur notre livre bilingue, donc nous pourrions en voir un nouveau avant la fin du mois.

Vous pouvez lire le livre en anglais ici : The Red Badge of Courage », ou télécharger le PDF : « The Red Badge of Courage » PDF .
Vous pouvez lire le livre en français ici : « Le Signe Rouge Des Braves », ou télécharger le PDF : « Le Signe Rouge Des Braves » P DF

Les articles de cette semaine portaient sur l’ histoire et synopsis de « Germinal » d’ Émile Zola samedi, et sur le tableau « Matin brumeux » de I. I. Shishkin mardi.

J’espère que vous trouverez quelque chose à apprécier

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Site Progress Week of October 27, 2022

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This week I updated the page of all our posts, then I added a book of American Literature called “The Red Badge of Courage” by Stephen Crane. It is available to read or download in english and in French. I also continued to work on our bilingual book, so we might see a new one before the end of the month.

You can read the English book here: The Red Badge of Courage“, or download the PDF: “The Red Badge of Courage” PDF.
You can read the book in French here: “Le Signe Rouge Des Braves“, or download the PDF: “Le Signe Rouge Des Braves“PDF

The articles this week were about the history and synopsis of “Germinal” by Émile Zola Saturday, and the painting “Foggy Morning” by I. I. Shishkin on Tuesday.

I hope you’ll find something to enjoy

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Découvrez le tableau « Matin brumeux » de I. I. Shishkin

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“Matin brumeux” (Туманное утро) est une huile sur toile monumentale de 108 X 144,5 cm, peinte en 1885 par I. I. Chichkine (И.И.Шишкин). Elle est située au Musée d’Art de Nizhny Novgorod, Nizhny Novgorod. C’est une belle vue panoramique d’un petit matin sur la rive de la rivière.

"Foggy Morning" by I. I. Shishkin

Même si Shiskin a peint principalement la vie de la forêt russe, il a parfois peint des champs et des prairies. Cette peinture n’est pas typique de Shishkin car généralement ses peintures dépeignent la nature à l’apogée de la beauté estivale au milieu de la journée. 

« Matin brumeux » est une œuvre très harmonieuse peinte dans des tons verdâtres-argentés. Le tableau représente une rivière, sur les rives de laquelle pousse une forêt. La peinture capture le début d’une nouvelle journée et l’état paisible de la nature au petit matin au bord d’une rivière.

La rivière est encadrée par des rives pittoresques de couleur émeraude et est représentée dans de riches tons verts, ainsi que dans une couleur argentée représentant le brouillard.

"Foggy Morning" by I. I. Shishkin part river, and forest

Quelque part au loin, la forêt est enveloppée de brouillard, mais ici, sur la rive gauche de la rivière, sur laquelle l’auteur a montré de petits arbustes et des fleurs sauvages, le brouillard est à peine visible. La surface miroir de la rivière silencieuse reflète le ciel et les cimes majestueuses des arbres bouclés. Le mur dense de la forêt ressemble plus à une tente verte tissée, qui s’étend jusqu’à l’horizon. Les arbres de la forêt sur la rive opposée sont très majestueusement représentés. Le temps sans vent ne fait qu’ajouter à leur puissance. La forêt est dessinée très densément. Au loin un épais brouillard matinal ne s’est pas encore dissipé, et un voile bleuté recouvre une partie de la forêt et les berges du fleuve.

"Foggy Morning" by I. I. Shishkin part sky

 

Le ciel est haut et sans fond et vous ne pouvez même pas voir les nuages ​​flotter dessus. Après tout, ces nuages ​​se sont transformés en un voile de dentelle blanche qui descend jusqu’à la cime des arbres. La lumière du soleil enveloppe chaque nuage et à partir de là, le voile de dentelle blanche devient doré annonçant l’aube et l’arrivée d’une belle journée.

L’élaboration caractéristique des détails est impressionnante et nous pouvons admirer la variété des nuances de couleurs qui traduisent le jeu des ombres et de la lumière.

Dans ce tableau, le peintre traduit la beauté d’un matin d’été ainsi que la fragilité et l’unicité de l’instant.

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Shishkin été captivé par le motif du “Matin brumeux” et est revenu plusieurs fois sur le sujet.

J’espère que vous avez apprécié ce tableau autant que moi

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Discover the painting “Foggy Morning” by I. I. Shishkin

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“Foggy morning” (Туманное утро) is a monumental oil on canvas of 108X144.5 cm, painted in 1885 by I. I. Shishkin (И.И.Шишкин ). The painting is situated in the Nizhny Novgorod Art Museum, Nizhny Novgorod. It is a beautiful panoramic view of an early morning on the bank of the river.

"Foggy Morning" by I. I. Shishkin

Even though Shiskin painted mainly the life of the Russian forest, he sometimes painted fields and meadows. This painting is not typical for Shishkin because usually his paintings depict nature in the prime of the summer beauty in the middle of the day.

“Foggy Morning” is a very harmonious work painted in greenish-silver tones. The painting depicts a full-flowing river, on the banks of which a forest grows. The painting captures the beginning of a new day and the peaceful state of the nature during an early morning on the bank of a river..

The river is framed by picturesque banks of emerald color and is shown in rich green tones, as well as silvery color representing the fog.

"Foggy Morning" by I. I. Shishkin part river, and forest

Somewhere in the distance the forest is shrouded in fog, but here, on the left bank of the river, on which the author showed small shrubs and wildflowers, the fog is barely visible. The mirror surface of the silent river reflects the sky and the majestic crowns of curly trees. The dense wall of the forest is more like a woven green tent, which stretches as far as the horizon. The trees in the forest on the opposite bank are depicted very majestically. Windless weather only adds to their power. The forest is drawn very densely. In the distance an heavy morning fog has not yet dissipated, and a bluish veil covers part of the forest and the river banks.

"Foggy Morning" by I. I. Shishkin part sky

 

The sky is high and bottomless and you can’t even see the clouds floating on it. After all, these clouds turned into a white lace veil that descended right to the tops of the trees. Sunlight envelops every cloud and from this the white lace veil becomes golden heralding the dawn of the coming of a nice day.

The characteristic elaboration of details is impressive and we can admire the variety of color shades which convey the play of shadows and light.

In this painting, the painter conveys the beauty of a summer morning as well as the fragility and uniqueness of the moment.

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Shishkin was captivated by the motif of “foggy Morning” and returned several times on the subject.

I hope you enjoyed this painting as much as I did

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