L’Ombre des jours – 1902
| Télécharger PDF |
Littérature française – Livres bilingues – Contes de fées et Livres d’enfants – Poésie Française – Anna de Noailles – Poèmes d’Anna de Noailles –
< < <
> > >
L’Ombre des jours
***
I
Jeunesse
Pourtant tu t’en iras un jour de moi, Jeunesse,
Tu t’en iras, tenant l’Amour entre tes bras,
Je souffrirai, je pleurerai, tu t’en iras, … Continuer la lecture …
Les Vagues
Ô petites vagues frisées,
Qui vîtes, dans des temps si beaux,
D’entre les écumes des eaux… Continuer la lecture …
Chaleur
Bel arrangement du matin,
Qui aveuglez d’air argentin
Les coteaux crépelés de thym ;… Continuer la lecture …
L’Heure nocturne
Temps de stupeur et de silence,
Ô nuit lunaire de l’été,
Comme l’âme monte et s’élance … Continuer la lecture …
Les Ombres
Quand ayant beaucoup travaillé
J’aurai, le cœur de pleurs mouillé,
Cessé de vivre, … Continuer la lecture …
Attendrissement
Maison où j’ai passé tous les plus tendres mois
De mon aventureuse et frissonnante vie,
Mon rêve vous bâtit dans mon âme ravie, … Continuer la lecture …
Parfumés de trèfle et d’armoise
Parfumés de trèfle et d’armoise,
Serrant leurs vifs ruisseaux étroits,
Les pays de l’Aisne et de l’Oise … Continuer la lecture …
Midi
Un store de paille est penché
Sur la vitre où le soleil donne ;
La cloche du déjeuner sonne, … Continuer la lecture …
Mon âme de peine et de joie
Mon âme de peine et de joie,
Celle qui s’élance ou qui ploie
Toujours pleine de vifs accords, … Continuer la lecture …
Chants dans la nuit
La côte est de feux bleus et verts éclaboussée,
Genève lumineuse et paisible ce soir
Dort dans les eaux du lac, mouvante et renversée, … Continuer la lecture …
Les Voyages
Un train siffle et s’en va, bousculant l’air, les routes,
L’espace, la nuit bleue et l’odeur des chemins,
Alors ivre, hagard, il tombera demain … Continuer la lecture …
L’Année
Déjà l’été, déjà l’évanouissement
De l’effort, du travail, du vouloir grave et mâle,
Et le retour, avec la menthe et le piment, … Continuer la lecture …
Le Répit
Ô rude et consolant hiver, hiver de neige,
Hiver sans volupté, sans chants et sans odeur,
Ô saison sans semaille et sans ferment, protège … Continuer la lecture …
Renaissance
Ah ! si tu peux, pauvre âme, oublie et sois encor
Naïve et confiante ainsi qu’au temps passé,
Sois ainsi jusqu’au jour de mourir, c’est assez ; … Continuer la lecture …
Émerveillement
Mon Dieu je ne puis pas dire combien est fort
Mon cœur de ce matin devant le soleil d’or,
Devant tout ce qui brille et scintille dehors. … Continuer la lecture …
Frissons du soir
Le feuillage bruit imperceptiblement,
L’enfantine terreur du soir est sur les choses,
Les cygnes, au milieu de l’étang se reposent,… Continuer la lecture …
Après l’ondée
Dieu merci, la pluie est tombée
En de fluides longues flèches,
La rue est comme un bain d’eau fraîche, … Continuer la lecture …
L’Abondance
L’automne roux et las s’effeuille sur l’étang,
Voici la chute prompte et sèche de l’année,
On entend dans les bois l’âpre course du Temps … Continuer la lecture …
Conte de fée
Parfois après la chaude et montante bouffée
Que donne l’amoureuse et mortelle douleur,
On rêve, avec le goût du calme et des fadeurs, … Continuer la lecture …
Tristesse
Le cœur divin du soir, percé de rayons d’or,
Presse contre lui l’arbre et la belle colline,
L’air rose plein de gloire et de douceur s’incline … Continuer la lecture …
Pluie en été
Ô soir lavé de pluie et balayé de vent,
Ô soir et lune !
Une heure se retire et l’autre va devant, … Continuer la lecture …
Mélancolie le soir
La journée est lente et penchante,
Son beau soleil va défleurir,
Je crois que je vais mourir … Continuer la lecture …
Les Plaisirs des jardins
Écoute, au beau jardin, couler à petits bruits
La fontaine où dès l’aube un bras pieux recueille
L’eau qui plaît à la soif de l’herbe et de la feuille … Continuer la lecture …
II
Le Conseil
Va, sois peureuse du destin :
Ce qui n’était pas ce matin
Viendra ce soir comme une flèche, … Continuer la lecture …
L’étreinte
Ô Rhodon, nos deux cœurs en nous sont épanchés,
Comme si nous avions goûté leur eau vivace
Ainsi que nous mordions les fruits des branches basses, … Continuer la lecture …
La Querelle
Va-t’en, je ne veux plus regarder ton regard,
Voir tes yeux plus lointains et plus doux que la nue,
Ta joue où les rayons du jour d’or sont épars, … Continuer la lecture …
L’Orage
Voici le frais orage, ah ! que toute la pluie
Descende sur mon cœur et baigne mon amour,
Que la campagne vive où l’eau roule ou s’appuie … Continuer la lecture …
La Raillerie
Autrefois puérilement
Tu menais ton cœur et ta vie,
Chaque journée était suivie … Continuer la lecture …
La Chanson de Daphnis
Je ne sais plus si l’air est tendre, si le jour
Est luisant, le sel vif, la cannelle odorante,
Mon âme en toute chose est désormais errante … Continuer la lecture …
La Poursuite
Les cœurs voudraient bien se connaître.
Mais l’Amour danse entre les êtres,
Il va de l’une à l’autre attente … Continuer la lecture …
Les Plaintes d’Ariane
Le vent qui fait tomber les prunes,
Les coings verts,
Qui fait vaciller la lune, … Continuer la lecture …
III
La Mémoire
La mémoire assoupie, en d’insurgés sursauts
Parfois s’éveille et bouge,
Et, pareille aux fraisiers, va jetant ses arceaux … Continuer la lecture …
L’Inspiration
Lorsque l’ardent désir au fond du cœur descend,
La belle strophe naît et prolonge le sang. … Continuer la lecture …
La Musique
Voici le son du cor rude et divin, allons
Sur le char bondissant et clair de la musique,
Au pays de la gloire et de l’orgueil physique, … Continuer la lecture …
IV
La Nature ennemie
Nature, ta douceur a fléchi ma raison,
Voici que je reviens dans ta belle maison
De verdure élancée et de tremblant feuillage. … Continuer la lecture …
La Petite Ville
La ville douce et monotone
Est en montée et en vallon,
Les maisons peinent tout au long, … Continuer la lecture …
Le Dialogue marin
Ô mer qui fais traîner le bord des eaux d’argent
Sur le sable et les pierres,
Azur dont le regard innombrable et changeant … Continuer la lecture …
Les Campagnes
Des champs de blé trop lourd, des champs de sainfoin rose,
La betterave aussi et les choux vifs sont là,
Le bourg, le cimetière où le corps se repose, … Continuer la lecture …
V
Mon cœur je n’ai peur que de vous
Mon cœur je n’ai peur que de vous,
Tout le reste est moins effroyable,
La Mort, ses flèches et son sable… Continuer la lecture …
Le Premier Chagrin
Nous marchions en été dans la haute poussière
Des chemins blancs, bordés d’herbe et de saponaire. … Continuer la lecture …
Tu vas, toi que je vois
Tu vas, toi que je vois, mon ombre, ô mon moi-même,
Cherchant quelque épuisant et merveilleux bonheur,
Mais l’espoir tremble, l’air est las, la vie a peur, … Continuer la lecture …
L’étang porte l’ombre et la lune
L’étang porte l’ombre et la lune
Sur son eau,
Dans le silence qu’importune … Continuer la lecture …
L’Adolescence
Voilà, tu ne sauras jamais rien de mon être,
Tu n’as pas regardé dans mon cœur, la fenêtre
Était lisse pourtant qui donnait sur ma vie, … Continuer la lecture …
La Détresse
Et puis surtout, d’abord, le silence et l’oubli ;
Plus rien, ah ! plus d’effort, de voix et de visage !
Laissez, on est mieux seul dans le soir amolli … Continuer la lecture …
Apaisement
C’est vrai que ce jour fut intolérablement
Inquiet, désolant, aigu, luisant, aride ;
Mais le soir vient, un soir si tendre et si clément, … Continuer la lecture …
Nostalgie
Les jours passés, l’été, la chaleur, l’eau, l’air bleu,
Tout le temps défunt tremble en moi ; la nostalgie
De tout cela qui vient et gonfle peu à peu … Continuer la lecture …
VI
J’écris pour que le jour où je ne serai plus
J’écris pour que le jour où je ne serai plus
On sache comme l’air et le plaisir m’ont plu,
Et que mon livre porte à la foule future … Continuer la lecture …
Les Regrets
Allez, je veux rester seule avec les tombeaux ;
— Les morts sont sous la terre et le matin est beau,
L’air a l’odeur de l’eau, de l’herbe, du feuillage, … Continuer la lecture …
Emportement
De la musique ardente et farouche d’abord,
Le son des voix, le son du fer, le son du cor.
Et puis quand nous serons en pleine chevauchée, … Continuer la lecture …
La Mort favorable
Ô Mort de t’avoir crainte un jour, je me repens,
Ô fille de Cybèle auguste et du dieu Pan
Dont les bras ont porté la terre et le feuillage, … Continuer la lecture …
Vous que jamais rien ne délie
Vous que jamais rien ne délie,
Ô ma pauvre âme dans mon corps,
Pourrez-vous, ma mélancolie, … Continuer la lecture …
< < <
> > >

Littérature française – Livres bilingues – Contes de fées et Livres d’enfants – Poésie Française – Anna de Noailles – Poèmes d’Anna de Noailles –
Les textes sont disponibles sous licence Creative Commons Attribution-partage dans les mêmes conditions ; d’autres conditions peuvent s’appliquer. Voyez les Conditions d’utilisation pour plus de détails.
| Si vous avez aimé ce poème, abonnez-vous, mettez des likes, écrivez des commentaires! Partager sur les réseaux sociaux Trouvez-nous sur Facebook ou Twitter |
| Consultez Nos Derniers Articles |
- Poèmes et peinture, semaine du 14 juin 2026
- Poems and painting, Week of June 14, 2026
- Poèmes et peinture, semaine du 7 juin 2026
- Poems and painting, Week of June 7, 2026
- Poèmes et peinture, semaine du 31 mai 2026
- Poems and painting, Week of May 31, 2026
© 2025 Akirill.com – All Rights Reserved
