Akirill.com

Poème: “J’ai souffert, lutté ; — bien souvent” d’Anna de Noailles

Poème de l’amour – 1924

Télécharger PDF

Littérature françaiseLivres bilinguesContes de fées et Livres d’enfantsPoésie FrançaiseAnna de NoaillesPoèmes d’Anna de NoaillesPoème de l’amour – 1924

< < < Lorsque je souffre trop de ton brillant visage,
Si j’apprenais soudain que, triste, halluciné, > > >


J’ai souffert, lutté ; — bien souvent

***

J’ai souffert, lutté ; — bien souvent,
Par un élan fourbe et secret,
Je faisais un pas en avant,
Croyant que je t’esquiverais !

J’ai serré, j’ai broyé mon cœur,
Et, comme dit François Villon,
« Sué Dieu sait quelle sueur ! »
Mais au bout de ce temps si long

Je suis sur le même chemin
Que j’avais cru fuir bravement,
Et sournoise, et plus fortement,
Je cherche tes yeux et ta main ;

Je vois que j’ai tout employé,
La peur, la réprobation,
Le courage ferme ou ployé,
À détruire ma passion ;

Et me voici, l’esprit têtu
Hélas ! et mieux fait pour souffrir !

— Le corps qui s’est trop débattu
N’a plus la force de mourir…


< < < Lorsque je souffre trop de ton brillant visage,
Si j’apprenais soudain que, triste, halluciné, > > >

Littérature françaiseLivres bilinguesContes de fées et Livres d’enfantsPoésie FrançaiseAnna de NoaillesPoèmes d’Anna de NoaillesPoème de l’amour – 1924


Détenteurs de droits d’auteur

Les textes sont disponibles sous licence Creative Commons Attribution-partage dans les mêmes conditions ; d’autres conditions peuvent s’appliquer. Voyez les Conditions d’utilisation pour plus de détails.

Si vous avez aimé ce poème, abonnez-vous, mettez des likes, écrivez des commentaires!
Partager sur les réseaux sociaux

Trouvez-nous sur Facebook ou Twitter

Consultez Nos Derniers Articles

© 2026 Akirill.com – All Rights Reserved

Leave a comment