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Poème: “Si j’apprenais soudain que, triste, halluciné” d’Anna de Noailles

Poème de l’amour – 1924

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< < < J’ai souffert, lutté ; — bien souvent,
Jadis je me sentais unique, > > >


Si j’apprenais soudain que, triste, halluciné

***

Si j’apprenais soudain que, triste, halluciné,
Maudissant, haïssant, tu as assassiné,
J’irais tranquillement vers cette main mortelle,
J’abdiquerais le monde, et me tiendrais près d’elle…


< < < J’ai souffert, lutté ; — bien souvent,
Jadis je me sentais unique, > > >

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