Akirill.com

Poème: “Tu sais si je suis seule, ô toi qui m’as aimée” d’Anna de Noailles

L’Honneur de souffrir – 1927

Télécharger PDF

Littérature françaiseLivres bilinguesContes de fées et Livres d’enfantsPoésie FrançaiseAnna de NoaillesPoèmes d’Anna de NoaillesL’Honneur de souffrir – 1927

< < < Naïvement, innocemment
Ô toi qui n’es pas né, vous qui tous êtes morts > > >


Tu sais si je suis seule, ô toi qui m’as aimée

***

Tu sais si je suis seule, ô toi qui m’as aimée !
Si je le fus toujours ! Vous le sauriez, mon Dieu,
Si, dans le vain éther d’azur ou de fumée,
Vous n’étiez pas qu’un nom obscur et radieux !

Pour solitude j’eus l’amour envers les choses,
La logique sans peur, l’ennui des vanités,
L’effort contre le temps et ce qu’il décompose,
Le plaisir du néant, unique éternité ;

Et ce cœur excessif que fait rêver l’espace,
Ce sinueux désir glissant vers les humains,
Cet esprit débordant, et cependant rapace,
Et mon songe distrait quand je tenais tes mains…


< < < Naïvement, innocemment
Ô toi qui n’es pas né, vous qui tous êtes morts > > >

Littérature françaiseLivres bilinguesContes de fées et Livres d’enfantsPoésie FrançaiseAnna de NoaillesPoèmes d’Anna de Noailles L’Honneur de souffrir – 1927


Détenteurs de droits d’auteur

Les textes sont disponibles sous licence Creative Commons Attribution-partage dans les mêmes conditions ; d’autres conditions peuvent s’appliquer. Voyez les Conditions d’utilisation pour plus de détails.

Si vous avez aimé ce poème, abonnez-vous, mettez des likes, écrivez des commentaires!
Partager sur les réseaux sociaux

Trouvez-nous sur Facebook ou Twitter

Consultez Nos Derniers Articles

© 2026 Akirill.com – All Rights Reserved

Leave a comment