Chers lecteurs et abonnés, je vous souhaite à tous une joyeuse Saint-Valentin remplie de chaleur, de joie et de la beauté de l’amour. Pour célébrer cette occasion spéciale, j’ai choisi trois magnifiques poèmes d’amour, chacun présenté dans sa langue originale pour préserver l’essence des émotions sincères du poète. Le premier est “Annabel Lee” de notre poète américain Edgar Allan Poe, une narration romantique et envoûtante qui capture les profondeurs de l’amour et de la perte de manière poignante. Ensuite, nous voyageons en France avec le poème enchanteur de Victor Hugo, “Mon bras pressait ta taille frêle…,” qui tisse magnifiquement des thèmes de passion et de tendresse à travers un langage exquis. Pour conclure notre exploration littéraire, nous nous tournons vers la Russie et les vers évocateurs de “Мы встречались с тобой на закате” (We met at sunset) de Alexander Blok, un poème qui reflète la magie des moments fugaces et les connexions profondes que nous partageons. Que ces vers vous apportent inspiration et vous rappellent les nombreuses facettes de l’amour dans nos vies.

Annabel Lee
Edgar Allan Poe
“Annabel Lee” est un beau poème composé par Edgar Allan Poe, l’une des figures les plus célèbres de la littérature américaine. Il constitue le chef-d’œuvre final que Poe a achevé, et il a été publié juste deux jours après son décès en 1849. Le poème explore un thème souvent présent dans l’œuvre de Poe : l’amour éternel pour une jeune femme enchanteresse. Narré par l’amant dévoué d’Annabel Lee, le poème exprime avec passion leur profonde connexion et l’amour qui transcende tous les obstacles posés par les autres et même par des forces surnaturelles. En fin de compte, le narrateur affirme joyeusement que leur lien est si puissant que, même après son départ, ils restent unis dans l’esprit, mettant en valeur la nature intemporelle du véritable amour.

It was many and many a year ago,
In a kingdom by the sea,
That a maiden there lived whom you may know
By the name of Annabel Lee;
And this maiden she lived with no other thought
Than to love and be loved by me.
I was a child and she was a child,
In this kingdom by the sea:
But we loved with a love that was more than love—
I and my Annabel Lee;
With a love that the winged seraphs of heaven
Coveted her and me.
And this was the reason that, long ago,
In this kingdom by the sea,
A wind blew out of a cloud, chilling
My beautiful Annabel Lee;
So that her highborn kinsmen came
And bore her away from me,
To shut her up in a sepulchre
In this kingdom by the sea.
The angels, not half so happy in heaven,
Went envying her and me—
Yes!—that was the reason (as all men know,
In this kingdom by the sea)
That the wind came out of the cloud by night,
Chilling and killing my Annabel Lee.
But our love it was stronger by far than the love
Of those who were older than we—
Of many far wiser than we—
And neither the angels in heaven above,
Nor the demons down under the sea,
Can ever dissever my soul from the soul
Of the beautiful Annabel Lee.
For the moon never beams without bringing me dreams
Of the beautiful Annabel Lee;
And the stars never rise but I see the bright eyes
Of the beautiful Annabel Lee;
And so, all the night-tide, I lie down by the side
Of my darling, my darling, my life and my bride,
In her sepulchre there by the sea—
In her tomb by the side of the sea.
Mon bras pressait ta taille frêle…
Victor Hugo
“Mon bras pressait ta taille frêle” est un poème extrait des “Contemplations” de Victor Hugo, publié en 1856. Ce recueil célèbre des thèmes tels que l’amour la perte et la mémoire. Le poème évoque une relation intime, emplie de tendresse et de nostalgie. Victor Hugo, à travers des images vibrantes, parvient à saisir l’essence joyeuse de l’amour et de la nostalgie, faisant de ce poème une pièce rayonnante de la littérature romantique.

Mon bras pressait ta taille frêle
Et souple comme le roseau ;
Ton sein palpitait comme l’aile
D’un jeune oiseau.
Longtemps muets, nous contemplâmes
Le ciel où s’éteignait le jour.
Que se passait-il dans nos âmes ?
Amour ! Amour !
Comme un ange qui se dévoile,
Tu me regardais dans ma nuit,
Avec ton beau regard d’étoile,
Qui m’éblouit.
Forêt de fontainebleau, juillet 18…
Александр Блок
Мы встречались с тобой на закате
Le poème “Nous nous sommes rencontrés au coucher du soleil…” (1902) est significatif dans l’œuvre de Blok, émergeant durant son douloureux rejet par L. Mendeleyeva, ce qui a décalé son attention de l’amour idéalisé à la réalité. Auparavant, la poésie de Blok était mystique ; avec le mépris de Mendeleyeva, il a commencé à apprécier la beauté de la vie réelle et de la femme qu’il aimait. Malgré son amour pour elle, il peinait à exprimer ses émotions, récitant des poèmes abstraits au lieu de confesser. Mendeleyeva a cité le détachement de Blok de la réalité comme raison de son refus initial. Dans le poème, Blok réfléchit aux occasions manquées d’intimité et affirme finalement avoir effacé les souvenirs de cet amour. Après un an, Mendeleeva l’a accepté, mais la déception a suivi alors qu’il continuait à l’idéaliser. “Nous nous sommes rencontrés au coucher du soleil…” se présente comme un poème d’amour dépourvu du symbolisme typique des œuvres ultérieures de Blok, révélant son talent durant des temps tumultueux.

Мы встречались с тобой на закате.
Ты веслом рассекала залив.
Я любил твое белое платье,
Утонченность мечты разлюбив.
Были странны безмолвные встречи.
Впереди — на песчаной косе
Загорались вечерние свечи.
Кто-то думал о бледной красе.
Приближений, сближений, сгораний —
Не приемлет лазурная тишь…
Мы встречались в вечернем тумане,
Где у берега рябь и камыш.
Ни тоски, ни любви, ни обиды,
Всё померкло, прошло, отошло..
Белый стан, голоса панихиды
И твое золотое весло.
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